• A quoi sert la nutrition ?
  • La nutrition est la discipline qui étudie les aliments et leur utilisation par l'organisme. C'est un élément clé de la santé : certaines maladies sont directement liées à ce que l'on mange. Le point sur une science à l'importance croissante.

    L’importance d’une bonne nutrition n’est pas une idée nouvelle... Déjà 400 ans avant JC Hippocrate disait que "l’alimentation était notre première médecine", et selon la médecine chinoise millénaire, les aliments sont aussi des remèdes dont il importe de respecter un mode d’emploi bien précis pour prévenir et même traiter les maladies.

    Des carences et des hommes

    Au siècle dernier, on a démontré le lien entre les carences alimentaires et des maladies graves. Ces différentes formes de la malnutrition restent de nos jours des problèmes de santé publique dans les pays en développement, comme la cécité due à la carence en vitamine A ou le crétinisme dû à la carence en iode. Cependant, c’est bien après la disparition des grandes carences nutritionnelles en Europe qu’est née l’idée qu’en dehors de toute malnutrition certaines maladies pouvaient être liées à des facteurs nutritionnels, et depuis les années 60, la recherche sur les liens entre alimentation et santé a fait d’énormes progrès.

    Un problème de santé publique

    Il est maintenant prouvé que les deux plus grandes causes de décès en France - maladies cardio-vasculaires et cancers - sont liées à notre façon de manger. On sait aussi que les facteurs alimentaires sont associés à la survenue de bien d’autres maladies très répandues comme le diabète, l’ostéoporose ou l’obésité et qu’une "bonne" nutrition est un facteur clé pour une "bonne" santé. Par exemple l’athérosclérose, phénomène de durcissement de la paroi des artères, commence parfois tôt dans la vie et peut être stoppée voire inversée si on limite les acides gras saturés dans l’alimentation. De même on peut être prédisposé génétiquement au diabète mais ne jamais être touché par la maladie si on maintient un poids acceptable. Enfin on connaît l’importance de consommer des fibres alimentaires pour diminuer le risque de cancer du colon.

    Aliments et performance

    Mais au-delà du rôle protecteur ou à l’inverse "à risque" de certains nutriments (vitamines bénies, cholestérol banni !), la notion d’une meilleure alimentation garante d’une meilleure santé au sens large a fait son chemin. Le rôle des aliments eux-mêmes et des comportements alimentaires sur les performances physiques et intellectuelles, sur la résistance aux infections ou encore dans la lutte contre le vieillissement sont communément admis. Il est également clair que la nutrition seule n’est pas l’unique gage pour une meilleure santé ou pour une vie plus longue, mais qu’elle intervient en complément de la pratique régulière d’exercice physique, de la réduction de la consommation de tabac et d’alcool, du contrôle du stress, d’une limitation de l’exposition aux risques environnementaux et autres facteurs d’amélioration de la qualité de vie.

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  • Des fruits pour les enfants !
  • En Angleterre, 1/3 des enfants mangent moins d’un fruit par jour, et la proportion est la même pour les légumes ! En France, la situation est pire encore : 81 % des enfants de 3 à 14 ans mangent moins de trois portions de fruits et légumes par jour. Lors du congrès EGEA 3 (Conférence internationale sur les bénéfices santé du régime méditerranéen) qui s’est tenu à Rome en mai 2005, les bambins étaient de tous les débats. La question : comment leur faire manger plus de fruits et légumes, indispensables à leur santé.

    Les parents ne font pas le poids !

    FruitsFaire apprécier les fruits et légumes aux enfants ne semble curieusement ne pas aller de soi : dans toutes les enquêtes menées auprès des petits, les légumes sont souvent considérés comme les aliments les moins appétissants ! Certes, difficile pour les parents de lutter contre ces préférences surtout qu’ils ne sont pas aidés par l’environnement. Comme le souligne le Dr Jean-Marie Le Guen1 dans un livre sur l’obésité des enfants, chaque bambin passe en moyenne 2 h par jour devant la télé. Or il subira ainsi 15 à 20 minutes de publicité… dont 70 % seront des snacks, biscuits, céréales et autres aliments transformés… Sans parler de la formidable offre de biscuits, chocolats et autres snacks, qui rivalisent de couleurs attirantes, et mettent souvent en scène les héros des enfants.

    Du goût avant tout !

    Mais il est heureusement possible d’aider ses enfants à manger plus sainement, en consommant un peu plus de fruits et légumes. Pour commencer, inutile d’acheter des fruits qu’ils n’aiment pas. Vous connaissez certainement les préférences de votre enfant dans ce domaine. Mais cela ne suffit pas, il faut leur proposer des fruits et légumes appétissants, avec du goût, pour réussir à leur "redonner la cote". Alors n’hésitez pas à emmener vos petits sur les marchés, pour leur faire goûter et choisir ce qu’ils veulent. Autre possibilité : vous rendre chez un de ces producteurs qui proposent de cueillir les fruits. Vos enfants se prendront forcément au jeu, autrement plus amusant que de mettre un paquet de biscuits dans le caddie.

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  • Le Grenelle de l’environnement et l’alimentation
  • Thème :
    Le Grenelle de l’environnement et l’alimentation


    Le Grenelle de l’environnement a fait le pari d’élaborer des mesures radicales, indispensables pour lutter contre le réchauffement climatique et la dégradation des ressources naturelles. Ces mesures modifieront les habitudes collectives et individuelles. Les conclusions ont été rendues à la fin de la semaine dernière. Certaines d’entre elles concernent le secteur alimentaire…

    Chronologie…

    27 mai 1968 : C’est à cette date qu’ont été signés au ministère du travail rue de Grenelle, des accords sur les salaires et la durée du travail. Ce fut la première étape pour désamorcer le mouvement de mai 1968. Cette date historique est à l’origine du terme « Grenelle ».
    27 septembre 2007 : Après 1000 heures de débats et 53 réunions, une centaine de mesures possibles sont proposées pour aboutir  à une nouvelle politique écologique de la France.
    Fin septembre à mi-octobre 2007 : Les Français apportent leurs contributions aux débats, par Internet et dans des forums organisés dans les régions.
    24 et 25 octobre 2007 : Synthèse des débats au ministère de l’Écologie. Proposition de mesures concrètes destinées à élaborer une « loi de programme » qui pourrait être votée début 2008.
    25 octobre 2007 : Nicolas Sarkozy présente les premières conclusions du Grenelle de l'environnement.
    Les mesures annoncées par le chef de l'Etat deviendront des plans d'action, finalisés mi-décembre. Ces plans d’action seront regroupés dans le cadre de la grande « loi de programme » à venir, loi qui décrit les objectifs que se fixe l'État dans un domaine pour les années à venir et les moyens financiers qu'il envisage d'y consacrer.


    Quelques chiffres…

    81 % des consommateurs estiment que ce sont les citoyens qui sont les mieux placés pour faire pression sur les entreprises et les pouvoirs publics pour faire changer les choses en matière de développement durable. Les industriels arrivent juste derrière (79 %), ensuite les politiques (65 %) et les distributeurs (49 %) se trouvent plutôt en retrait.
    89 % des consommateurs se déclarent prêts à privilégier un produit dont l’impact sur l’environnement est plus faible ou bénéfique. 88 % se déclarent prêts à privilégier un magasin ayant pris des dispositions en faveur de l’environnement.
    82 % des consommateurs se déclarent prêts à boycotter une marque ou un produit et 77 % un distributeur qui leur semble néfaste pour l’environnement.
    6 groupes de travail de 40 membres, ont été rassemblés sur 6 thématiques majeures pour le Grenelle de l’environnement : Changements climatiques - Biodiversité et ressources naturelles - Santé et environnement - Production et consommation durable - Démocratie et gouvernance - Compétitivité et emploi.
    2 ateliers intergroupes ont aussi été créés : L’atelier OGM - L’atelier Déchets.
    5 collèges, réunion de personnes de même fonction, sont représentés dans chaque groupe. Ils représentent les acteurs du développement durable : L’état - Les collectivités locales -  Les ONG - Les employeurs - Les salariés.

    Pour le secteur alimentaire…

    Dans son discours de clôture du 25 octobre, le président de la République a annoncé :
    -
    Le triplement de la part de l'agriculture biologique, pour atteindre 6 % de la surface agricole utile en 2010.
    -  
    L’introduction d'au moins un repas par semaine issu de l’agriculture biologique dans les cantines publiques. Des objectifs beaucoup plus importants seront fixés par le gouvernement dans les mois et les années qui viennent. Les cahiers des charges de la restauration collective imposeront des produits labellisés ou issus d’exploitations certifiées.  Le chef de l’Etat engage les régions à faire de même.
    -  
    L’urgence de prendre au sérieux l’usage croissant de produits pesticides dont la dangerosité est connue. Il demande de réduire de moitié leur usage, "si possible d'ici dix ans", en accélérant la diffusion des techniques alternatives. Pour atteindre cet objectif il a promis d'accélérer la mise au point de substances de substitution. De plus, il a jugé urgent de renforcer la recherche publique.
    -
    Sur la question des OGM, il indique que la vérité est que nous avons des doutes, sur l'intérêt actuel des OGM pesticides, sur le contrôle de la dissémination des OGM, sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM.  Et, dans le respect du principe de précaution, il souhaite la suspension de la culture commerciale des OGM pesticides. Ceci, en attendant les conclusions d'une expertise. Cette expertise sera conduite par une nouvelle instance, créée avant la fin de l'année.
    -
    Tous les OGM ne doivent pas pour autant être condamnés. Notamment les OGM d’avenir, qui sont peut-être le seul moyen pour nourrir la planète demain. Il indique qu’il faut accélérer la recherche et sanctionner ceux qui détruisent des parcelles de recherche.
    - Être en faveur de l’étiquetage du « coût en carbone »
    des produits de consommation courante.
    - Il
    souhaite aller plus loin et indique qu’il n'est pas normal qu'un produit traversant le monde coûte moins cher qu'un produit local,
    parce que le prix de son transport et de sa production n’intègre pas ses émissions de gaz à effet de serre. Il pose cette question à l’Union Européenne, en précisant la nécessité de taxer les produits venant de pays ne respectant pas le protocole de Kyoto d'ici 6 mois.
    -
    Que si un produit propre existe, il doit être moins cher qu’un produit polluant. Il demande la création d’une TVA à taux réduit sur tous les produits écologiques qui respectent le climat et la biodiversité. Là encore, la décision relève de la commission européenne.

    Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°306

  • Le Monde de Noël
  • L’origine du Père Noël

    C'est Saint Nicolas qui aurait inspiré le Père Noël. Saint Nicolas aurait été importé d’Europe aux Etats-Unis au 17e siècle. Il y aurait subi des transformations culturelles et vestimentaires pour se transformer en un personnage plus convivial, le Père Noël. Il y aurait également pris l'ampleur commerciale que nous connaissons.
    En 1821, un pasteur américain, écrivit un conte de Noël dans lequel un personnage sympathique apparaît, le Père Noël, dans son traîneau tiré par des rennes. Il le fit dodu, jovial et souriant. Il remplaça la mitre du Saint Nicolas par un bonnet, sa crosse par un sucre d'orge, l'âne par 8 rennes et le débarrassa du Père Fouettard.

    En 1860, un illustrateur caricaturiste d’un journal new-yorkais, le revêt d’un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d'un large ceinturon de cuir…
    En 1931, dans une image publicitaire le père Noël prend une nouvelle allure, la longue robe rouge a notamment été remplacée par un pantalon et une tunique. Cette publicité diffusée par la compagnie Coca-Cola souhaitait inciter les consommateurs à boire du Coca-Cola en hiver…
    Nous vous laissons la curiosité de rechercher d’autres origines de ce personnage haut en couleurs.

    En Europe

    -      En Espagne, les gâteaux du 7e Ciel embaument les couvents. Ces gâteaux, « mantecados de jerez » et « yoma » (petits gâteaux secs au xérès et au jaune d'oeuf), « naranjines » (langue de chat à l'orange), « pastas de té » (gâteaux au beurre pour le thé), « nevaditas » (pâtisseries neigeuses saupoudrées de sucre glace)... sont confectionnés par des religieuses. Cette tradition remonte au Moyen-Âge, mais elle a pris de l'ampleur depuis une dizaine d'années.
    -      En France, comme dans d’autres pays, les traditions diffèrent selon les régions. Le Noël Provençal en est un exemple. Il comprend un « gros souper » : 7 plats suivis des fameux 13 desserts. Les plats ne contiennent jamais de viande, uniquement des poissons, des coquillages, des légumes... Les 13 desserts comprennent notamment les 4 mendiants (figues sèches, amandes, raisins secs et noix), les dattes, les nougats (noir et blanc), la pompe (galette ronde aplatie à l’huile d’olive), les oreillettes (petites gaufres légères et fines), les fruits frais (mandarines, oranges, poires)....
    -      Dans les Pays d’Outre-Manche, on prépare le « Christmas Pudding » juste après le discours de la Reine et à temps pour le « Five O'Clock Tea ».
    -      En Finlande, c'est le parfum de la mer qui embaume les cuisines, saumon ou oeufs de lavaret, de corégone blanchâtre et de lotte qui n'ont rien à envier au caviar...
    -      En Norvège, traditionnellement, on sert le « lutefisk », une morue bouillie, servie avec une purée de pois cassés, des pommes de terre nouvelles, du bacon, de la moutarde et du fromage de chèvre. Mais bien des Norvégiens dérogent à la tradition et préfèrent se régaler de poules des neiges, de saumon et de cochonnailles.
    -      Au Portugal, le 24 décembre, on sert la morue bouillie avec des pommes de terre à l’eau et des légumes. Elle est suivie de « Massa de Filhos », une pâte levée trempée dans l’huile bouillante puis saupoudrée de sucre et de cannelle. Le lendemain, on prépare une table garnie de pâtisseries de Noël, les « sobremesas » et de fruits secs, natures ou confits avec une amande au centre. Cette table restera jusqu’au « Dimanche des Rois » pour que tous puissent trouver des douceurs en venant échanger les voeux de Noël et du Nouvel An.
    -      En Suède, ce qu'il y a de plus typique c'est le « glögg », un vin bien épicé que l’on sert avec du pain d'épices, il fleure bon les parfums et la chaleur de la tradition.
    -      En Ukraine, on se base encore sur le calendrier Julien. Aussi, on peut fêter Noël le 7 janvier. La nuit du 24 décembre fait tout de même l'objet de festivités. L'apogée du Noël ukrainien est le "repas saint" ou « Sviata Vechera », qui ne doit contenir aucune viande ni produit laitier. Il est composé surtout de céréales, de poissons, de légumes et de fruits, sans beurre mais avec des graisses végétales.
     

    En Amérique du Nord

    -      Aux Etats-Unis, dégustez le « gâteau du Président », le même gâteau que mangera le Président le 24 décembre à minuit. Une recette de plus de 2 siècles à la Maison Blanche et une tradition qui remonte à l’époque d’Abraham Lincoln. Ce gâteau, de type brioché est préparé avec des pétales de roses, du brandy et de l’écorce d’orange.
    -      Au Québec, découvrez LA recette de la « tourtière ». Au départ, la tourtière désigne le plat pour faire des tourtes. En 1611, elle a commencé à désigner la pâtisserie composée de viandes ou de poissons cuite dans ce plat. Il y a autant de recettes que de régions, auxquelles on doit ajouter le petit secret de chaque cuisinière... L’age a donc aussi son importance et si on a 20, 40 ou 60 ans la recette de notre mère risque de ne pas être la même. Enfin dans une même région, il y a des variantes de ville en village, voire de clocher en clocher. Voilà une polémique régionale et familiale qui n'est pas prête de s'éteindre...


    Plus au Sud

    -      Au Mexique ou au Nouveau-Mexique, le piment flotte dans l'air et émane aussi bien de la dinde au chocolat que du « posolé ». Variante de l’incontournable Chili, c’est une bouillie de farine de maïs séchée servie en soupe épaisse ou en ragoût avec des piments.
    -      À Hawaï, la table du réveillon comme celle des jours de fête se compose pour certains, de dinde farcie et de purée de pommes de terre. Pour d'autres, c’est le jambon traditionnel, les pommes de terre en gratin et les ignames. Ce qui diffère, ce sont les plats qui viennent s'y ajouter. Ils proviennent des natifs, de l'Asie et de l'Europe et reflètent le caractère multi-ethnique des îles.


    Aux Antilles

    -      Aux Antilles françaises, après avoir savouré le rhum à petites gorgées, on apporte sur la table une soupe aux pois d'angole agrémentée de quelques morceaux de viande salée. Puis viennent les plats de résistance qualifiés "tout cochon". Ce dernier est cuisiné sous forme de boudin, pâté et ragoût. Le jambon est aussi de la fête et sent le bon vieux rhum et le sucre de canne. Le clou de la fête demeure le « pône », un pain composé de patates douces, de giraumon (potiron local), de sucre, de vanille, de raisins, de cannelle, le tout, enduit de beurre et doré au four. En Guadeloupe, la farandole des douceurs prévoit un blanc-manger au lait de coco, un quatre-quarts, des « chadecs confits», ces pamplemousses géants à l'écorce encore verte...

    En Asie

    -      Au Japon, cette fête a été introduite alors qu’il commençait lentement à s’ouvrir sur le monde et accueillait un certain nombre d'occidentaux, qui fêtaient naturellement Noël. Ensuite, la curiosité des Japonais et le mercantilisme aidant, la célébration de Noël s’est transmise lentement. Noël y est essentiellement une fête pour les couples, l'occasion de sortir au restaurant ou de faire des cadeaux aux enfants autour d'un « gâteau de Noël ».
     
    L’info en plus... Afin de vous souhaiter d’avance  une Bonne Année 2008 !
    Le 31 décembre, sur le coup de minuit, on lève partout son verre à la nouvelle année et chaque pays a ses propres traditions. En Espagne, par exemple, à chacun des 12 coups de minuit, on avale un grain de raisin. Les 12 grains symbolisent la chance pour chaque mois de l'année.
    Peu importe l’endroit où vous êtes, il suffira d’en profiter au mieux…

    Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°313

  • Les besoins en matière d’étiquetage nutritionnel - De nouvelles mesures de lutte contre l’obésité in
  • Les besoins en matière d’étiquetage nutritionnel


    En janvier 2003, la Commission européenne a ouvert une consultation sur la révision des textes définissant l’étiquetage nutritionnel. L’étiquetage devrait permettre aux consommateurs de mieux intégrer les critères nutritionnels dans leurs choix alimentaires. Dans sa version actuelle, il répond mal à cet objectif car il demeure très technique et peu lisible.
    D’autre part, la multiplication d’étiquetages différents, tant sur le fond que sur la forme, complique la tâche des consommateurs.
    La CLCV (Consommation Logement et Cadre de Vie) travaille depuis plusieurs années sur la question de la perception de l’information nutritionnelle, dont l’étiquetage est une composante. En 2006, une enquête auprès de 1200 personnes a permis d’évaluer la compréhension et la perception de divers systèmes d’étiquetage nutritionnel par les consommateurs. Un certain nombre d’aspects formels et pratiques, mais non moins essentiels, restaient cependant à étudier. La CLCV et la DGAL (Direction Générale de l’Alimentation) ont convenu d’entreprendre une nouvelle étude quantitative avec pour objectif de fournir aux instances européennes des données fiables et précises sur ces questions.
     
    Étude sur l’étiquetage nutritionnel, 2007, CLCV-DGAL
    Le questionnaire de l’étude comportait 23 questions, toutes à choix multiples, à l’exception d’une question ouverte. Cette étude a notamment permis de tester 4 systèmes d’étiquetage nutritionnel : le tableau, les barres, les cases et les cadrans. Les dix dernières questions portaient sur les informations sociodémographiques. Ce questionnaire a été soumis en mai et juin 2007, à 1033 personnes.
     
    Les principaux résultats de cette étude quantitative sont les suivants :

     
    • Depuis 2004, les habitudes de lecture de l’étiquetage nutritionnel sont stables. En 2007, 43,6 % des consommateurs déclarent le lire souvent, 39,9 % rarement et 16,5 % jamais.
    • De 2004 à 2007, il n’y a pas d’évolution majeure dans l’intérêt déclaré pour la nutrition. 63 % des consommateurs sont intéressés (beaucoup ou  parfois) et 37 % le sont peu ou pas du tout.
    • L’intérêt pour la nutrition et les habitudes de lecture de l’étiquetage nutritionnel sont corrélés à des caractéristiques sociodémographiques telles que le sexe, l’âge, le fait d’avoir ou non des enfants, le niveau d’étude et la catégorie professionnelle. Ainsi, les femmes, les personnes de plus de 40 ans, les parents et les personnes disposant d’un niveau supérieur au bac utilisent plus l’étiquetage nutritionnel. Ces données confirment les résultats de l’enquête 2006.
    • La demande pour une simplification des termes de l’étiquetage est forte. 76,8 % des consommateurs sont favorables au remplacement du mot « lipides » par un terme plus simple (matières grasses ou graisses). On note que parmi la minorité de consommateurs demeurant attachés aux « lipides », il y a significativement plus de personnes s’intéressant à la nutrition, lisant les étiquetages et disposant d’un bon niveau de formation.
    • Entre 76 et 80 % des consommateurs jugent que l’étiquetage de l’énergie, des protéines, des lipides et des glucides est utile. Les demandes d’informations complémentaires portent prioritairement sur les acides gras saturés et le sel.
    • La connaissance des acides gras trans par le public est très insuffisante. 57,6 % ne savent pas se prononcer quant à leurs effets sur la santé et 7,7 % pensent qu’un produit en contenant beaucoup est bon pour la santé. D’importants efforts d’information du public seraient nécessaires en cas d’étiquetage des acides gras trans.
    • Le test de quatre formats d’étiquetage du type « apports journaliers recommandés » montre que, globalement, c’est une approche non graphique sous forme de tableau qui semble la plus appréciée. Elle est notamment associée à une notion de précision et d’exhaustivité de l’information. Les personnes âgées et peu diplômées privilégient particulièrement cette approche.
    • Parmi les deux options graphiques testées, l’étiquetage « barres » est nettement préféré à celui sous forme de cadrans, notamment en raison de sa visibilité et de son caractère explicite. A la différence du tableau, il est perçu comme plus facile à comprendre que l’étiquetage actuel.
    • 92,9 % des sondés souhaiteraient que l’étiquetage actuel soit complété ou remplacé par l’option qu’ils ont choisie.
    • Parmi eux, 76,4 % pensent que cela les inciterait à lire davantage les étiquetages nutritionnels.
    • Une majorité de consommateurs (54,3 %) se prononcent pour un étiquetage nutritionnel en face avant des emballages selon la répartition suivante :  
      • 22,2 % des sondés sont favorables au double étiquetage, parmi eux 79 % sont favorables à au moins un étiquetage en face avant.
      • 70,7 % des sondés sont favorables à l’étiquetage unique, parmi eux 52,1 % sont favorables à ce qu’il soit en face avant.
    • Enfin, 87,5 % des consommateurs se prononcent pour une harmonisation de l’étiquetage.
     
    Nouvelles mesures pour lutter contre l’obésité infantile
    La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a annoncé lundi quatre mesures pour lutter contre l’obésité infantile.
    • La suppression d’ici avril de la publicité pour certains aliments pendant les programmes télévisés pour les enfants. Elle se fera dans un premier temps sur la base d’engagements volontaires des professionnels. Une réunion de concertation sur la publicité télévisée sera organisée début mars, entre les pouvoirs publics et des représentants de l’industrie agroalimentaire, des annonceurs, des consommateurs et des experts. La ministre souhaite en effet faire valoir en premier lieu « l’autodiscipline ». En cas d’échec de cette phase volontariste, qui sera évaluée en mai, elle proposera « des mesures législatives d’interdiction ».
    • Sur le même principe, la ministre souhaite obtenir le retrait des confiseries et sucreries aux caisses des magasins. Une réunion avec les industriels et les représentants du commerce et de la distribution se tiendra courant février, avec pour objectif d’aboutir à un retrait effectif d’ici à la fin du mois de juin.
    • La troisième mesure concerne les cantines scolaires. Une étude menée par l’AFSSA en 2005 et 2006, à la demande des ministères de la Santé et de l’agriculture, révèle que 45 % seulement respectent les recommandations nutritionnelles de la circulaire interministérielle de juin 2001 relative à la composition des repas servis en restauration scolaire. Une « évolution réglementaire » sera proposée pour la prochaine rentrée.
    • Dernière mesure, la mise en place d’un observatoire de la qualité alimentaire, OQALI, qui devra suivre l’évolution de la qualité de l’offre alimentaire, sur le plan nutritionnel et sur le plan socio-économique.

     

     Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre 318

  • Les légumes et les fruits (intérêt chez le jeune enfant)
  • L'enfant de 1 à 3 ans devrait manger deux portions par jour de 100 à 150 g de fruits et de légumes frais ou congelés. Fruits et légumes ont des valeurs nutritives proches et peuvent se substituer les uns aux autres.

    Pauvres en calories, riches en vitamines...

    Les légumes et les fruitsLa teneur en eau des légumes et des fruits est très importante ; l’eau représente 90 % de leur poids en moyenne. La teneur en énergie est en général faible sauf pour certains fruits.
    Les légumes et les fruits frais contiennent beaucoup de vitamines, C en particulier, carotène aussi (pro-vitamine A) pour les légumes rouges et verts et les fruits jaunes-orangés. Ils ont une teneur aromatique importante, et enfin leur richesse en fibres est fondamentale : cellulose, hémi-cellulose et pectine, qui jouent un rôle primordial dans le transit intestinal. Pour être plus digestes quand ils sont consommés crus, les végétaux doivent être rendus faciles à mastiquer par râpage ou divisions en fins morceaux, et contenir peu d'amidon.

    Teneur en sucres de quelques végétaux

    Pourcentage de sucres pour 100 g d'aliments

    BananeBanane, raisin, cerise :
    20 %

    PoirePoire, prune, petits pois, pomme, ananas : 14 %

    FraiseOrange, citron, fraise :
    10 %

    CarotteCarotte, oignon, poireau, haricot : 10 %

    MelonPotiron, melon, chou, endive, épinard, tomate :
    6%

    ConcombreLaitue, concombre :
    2 %

    La valeur alimentaire des végétaux est très différente selon qu'ils sont crus ou cuits.
    Les végétaux crus sont remarquables par leur grande richesse en eau, en vitamines (d'autant mieux préservées que la peau du fruit et du légume est épaisse) et en sels minéraux. Leur cellulose, tendre et non irritante dans les fruits crus et les légumes jeunes, est beaucoup plus irritante dans les légumes vieillis.

    Origine : www.doctissimo.fr

  • L’eau et les Français

  • Thème : L’eau et les Français
    L’eau représente en moyenne 60 % du poids du corps d’un adulte, 75 % chez le nourrisson et 55 % chez la personne âgée. L’eau est donc indispensable au bon fonctionnement de notre organisme et constitue la meilleure source d’hydratation. Mais les français en sont-ils conscients et s’hydratent ils correctement ?
     
    Quelques recommandations à propos de l’eau.
    ·     Le besoin varie en fonction de l’âge. Chez le nouveau né et le nourrisson, le besoin est proportionnellement plus élevé que chez l’enfant plus âgé  ou l’adulte.
    ·     Chez les personnes âgées, il existe souvent une déshydratation chronique liée à une moindre perception du sentiment de soif. C’est pourquoi il faut veiller à ce que les apports en eau soient suffisants.
    ·     Le besoin en eau augmente lors de la grossesse et de l’allaitement.
    ·     L’eau de l’organisme provient des boissons, des aliments et des réactions métaboliques.
    ·     Dans des conditions de température ambiante tempérée, le renouvellement de l’eau nécessite un apport de 2,5 l d’eau dont environ 1,5 l d’eau de boissons et 1 l d’eau de constitution des aliments.
    ·     Dès lors que la température ambiante ou corporelle augmente, il faut augmenter la consommation d’eau afin que le phénomène de transpiration qui permet d’évacuer la chaleur corporelle soit efficace.
     
    Près de 70 % des Français ne boivent pas assez.
    Une faible minorité de Français boit effectivement 1,5 l quotidien, comme le révèle une étude du CREDOC, réalisée avec le soutien de Coca Cola, sur les boissons des Français, présentée dans le cadre du Medec. Selon cette étude, seulement 14 % des adolescents (12-19 ans), 27 % des adultes et 22 % des seniors (plus de 55 ans) parviennent à boire cette quantité. Chez les enfants, la recommandation, variable en fonction de leur poids et leur âge, est atteinte par 53 % d’entre eux. Selon le Dr France Bellisle (directeur de recherche, INRA, CRNH Ile-de-France), les Français « boivent peu et majoritairement de l’eau ». Elle précise que ceux qui atteignent la recommandation de 1,5 l « boivent plus varié, plus d’eau et plus fréquemment ». A titre d’exemple, les adolescents, adultes et seniors qui atteignent la recommandation boivent respectivement 3,2 - 3,8 et 3,7 types de boissons différentes sur 3 jours de la semaine, contrairement à ceux qui n’atteignent pas la recommandation, et boivent moins varié. De même, les Français qui absorbent 1,5 l boivent plus souvent et davantage à chaque reprise.
    Selon l’enquête CREDOC CCFA 2004, les boissons rafraîchissantes sans alcool (BRSA) contribuent peu aux apports caloriques (% kcal/jour) : 2,1 % chez les enfants, 3 % chez les adolescents, 1,5 %  chez les adultes et 0,3 % chez les seniors. L’indice de masse corporelle des consommateurs de BRSA, même important, est comparable à celui des non-consommateurs, c’est-à-dire dans la norme (inférieur à 25). Les enfants et adolescents grands consommateurs de BRSA sont 3 fois plus nombreux à atteindre la recommandation de 1,5 litres que la moyenne.
     
    L’eau du robinet de nouveau plébiscitée : confiance et consommation au plus haut.
    La 13ème édition du baromètre 2008, C.I. EAU/TNS-SOFRES réaffirme la préférence des français pour l’eau du robinet. Cette année encore l’écart se creuse entre la consommation d’eau du robinet et celle d’eau plate en bouteille. Les Français déclarent ainsi consommer plus d’eau du robinet que d’eau en bouteille et confirment ainsi le retournement des habitudes constaté en 2007.
    -      67 % des Français déclarent boire de l’eau du robinet au moins une fois par semaine dont 52 % plusieurs fois par jour.
    -      56 % affirment boire de l’eau plate en bouteille au moins une fois par semaine dont 40 % plusieurs fois par jour.
    -      46 % des Français sont des buveurs « mixtes » déclarent boire les deux types d’eau. On constate que ces buveurs mixtes boivent sensiblement plus d’eau du robinet (59 %) que d’eau en bouteille (41 %).
    Une bonne image de l’eau du robinet et une attente accrue en matière de contrôles.
    -      84 % lui font confiance.
    -      81 % estiment que l’eau du robinet est sûre.
    -      62 % jugent les contrôles de qualité suffisants et 25 % souhaitent qu’ils soient renforcés.
    -      3 Français sur 4 sont satisfaits de la qualité globale de l’eau du robinet. Les 22 % d’insatisfaits font valoir deux principales critiques, basées sur des notions de confort d’utilisation : le goût, essentiellement lié au chlore, et le calcaire.
    -      71 % trouve l’eau bonne.
    Les perceptions des Français sur la quantité de la ressource : une inquiétude globale croissante.
    Ils sont 60 % à penser que l’eau est une ressource limitée. Ils n’étaient que 49 % en 1996.
    Mais 46 % estiment en même temps qu’ils ne manqueront jamais d’eau dans leur région.
    Les perceptions des Français sur la qualité  de la ressource : un jugement sévère.
    Les Français se font peu d’illusion sur la qualité de la ressource.
    59 % estiment qu’elle s’est dégradée depuis 10 ans et 47 % craignent que la dégradation des ressources ne se poursuive dans le temps.
    63 % pensent que la pollution des ressources aboutit à une moins bonne qualité de l’eau de consommation.
    Mais, ils restent cependant optimistes quant à l’avenir de la qualité de l’eau potable.
    Ils sont 74 % à avoir confiance dans l’avenir et à pronostiquer une stabilité (50 %) ou une amélioration ( 24 %) de la qualité de l’eau du robinet.

     
    L’info en plus :

    L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté le 22 décembre 1992 la résolution A/RES/47/193 qui déclara le 22 mars de chaque année "Journée mondiale de l'eau", à compter de l'année 1993, conformément aux recommandations de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement (CNUED). Cette résolution invitait les États à consacrer ce jour selon le contexte national, en concrétisant des actions, telles que la sensibilisation du public par des publications, des diffusions de documentaires, l'organisation de conférences, de tables rondes, de séminaires et d'expositions liés à la conservation et au développement des ressources en eau. Cette année la Journée mondiale de l’Eau s’est inscrite dans l’année internationale de l’Assainissement et de l’Hygiène déclarée par les Nations Unis.


    Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°326

  • L’obésité infantile
  •  En France, le taux d’enfants en excès pondéral est passé de 3 % en 1965, à 5 % en 1980 et à 16 % en 2000. Un enfant obèse risque fortement de le rester à l’âge adulte, entraînant une augmentation considérable des maladies associées notamment cardio-vasculaires et diabète de type 2. De plus, l’obésité infantile influe négativement sur l’estime de soi, l’intégration scolaire et sociale... L’enfant obèse est souvent victime d’une stigmatisation créant un véritable cercle vicieux. Au-delà d’un problème médical, il s’agit d’un réel problème de société, d’où la mobilisation récente de nombreux pays par des manifestations et des réflexions sur la prévention de l’obésité de l’enfant. Par exemple, la 13ème édition de la Journée de l’Obésité Infantile (JOI) ou une intervention au 2ème Congrès mondial sur la prévention et le traitement de l’obésité.

       La  Journée de l’Obésité Infantile

     

     Cette 13ème JOI aura lieu ce samedi, 8 décembre, à Paris. Les JOI ont pour objectif de donner un éclairage large à l’obésité de l’enfant. L’obésité infantile est un modèle d’interaction avec l’environnement. Elle est aussi capable de devenir une maladie grave et irréversible.
    Les intervenants aborderont, entre autres, les aspects anthropologiques du développement du goût chez l’adolescent obèse, la relation entre obésité et asthme, la pharmacologie et la question des posologies chez les enfants obèses, l’évolution de l’obésité de l’adulte en France, les observations et implications économiques des consommations alimentaires des enfants et les nouvelles données de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur les courbes de croissance dans le monde.
    Précisions sur quelques interventions :


    -       Les enfants ronds sont avant tout des enfants et donc ils sont gourmands. À la demande des médecins, les anthropologues ont mis leurs talents au service d’une nouvelle cause : « Et si, dans le fond, les obèses n’avaient pas les mêmes caractéristiques sensorielles que les sveltes ? ». L’équipe du Muséum d’Histoire Naturelle a mené l’enquête et l’anthropologue Patrick Pasquet en parlera lors de cette journée.


    -       La vie quotidienne est aussi soumise à la réalité des prix. Des chercheurs de l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA) ont tenté de comprendre les causes économiques des changements et les déterminants des choix. L’ampleur de l’évolution est impressionnante et permet de saisir, en lien avec une photo de la population donnée par l’enquête Obepi, la nature des obstacles à la prévention et au traitement de l’obésité de l’enfant.


    -       Damien Paineau présentera les résultats chez les enfants de l’étude Elpas (Etude Longitudinale Prospective Alimentation et Santé) pour répondre aux questions qui se posent sur l’éducation nutritionnelle. Elpas a été menée auprès de parents et d’enfants Parisiens durant l’année scolaire 2005-2006, pour tenter d’évaluer la faisabilité et l’efficacité de recommandations nutritionnelles, parmi lesquelles une diminution des apports en lipides et en glucides simples au profit des apports en glucides complexes.

    Les autres interventions ne manqueront pas d’intérêt :
    -       La marche, si recommandée, présente chez l’enfant obèse des aspects biomécaniques particuliers, d’où des difficultés à se déplacer.
    -       L’asthme est plus fréquent chez l’enfant obèse, sans que cela soit dû au hasard.
    -       En pédiatrie, les posologies sont adaptées au poids : quel poids faut-il choisir ? Le « vrai » au risque de surdoser ou « l’idéal » au risque d’être inefficace ?...

     Congrès mondial sur la prévention et le traitement de l’obésité 2007

     
    On observe dans les pays émergents une différence importante dans l’incidence de l’obésité chez les enfants en milieux ruraux, peu concernés et en milieux urbains, beaucoup plus touchés. La majoration du taux d’obésité est, dans ces pays, probablement liée à des facteurs environnementaux (changement de mode de vie et d’alimentation). Par ailleurs, le taux d’obésité en milieu urbain de ces enfants est beaucoup plus élevé que dans les sociétés industrialisées. Ceci suggère une plus grande sensibilité à l’environnement, elle serait d’origine génétique.
    Cette notion de prédisposition génétique à l’obésité se retrouve aussi dans les pays industrialisés :


    -       Aux Etats-Unis, les enfants d’origines afro-américaine et hispanique sont plus touchés. Une hypothèse est que cette différence réside dans l’appartenance de ces enfants à des milieux plus défavorisés. Chez les enfants blancs américains, l’incidence de l’obésité est également plus importante dans les bas milieux socio-économiques.


    Mais, est-ce le bas niveau socio-économique qui favorise l’obésité ou l’inverse ?
    -       Il semblerait que ce soit la discrimination subie par les personnes obèses, qui les maintiennent dans un milieu social défavorisé. Cette hypothèse est renforcée par une étude qui indique que les adolescents se marient moins, font des études moins longues et ont des revenus plus bas s’ils sont obèses, toutes classes confondues.

    La différence des taux d’obésité entre enfants d’origine afro-américaine ou hispanique et enfants blancs, aux Etats-Unis, semble donc bien être due à une origine génétique.
    En fait à la place de prédisposition génétique, il vaudrait mieux parler de prédisposition constitutionnelle. Il existe en effet des facteurs de risque précoces d’obésité. Certains sont d’ores et déjà bien connus, malnutrition au cours de la grossesse, tabagisme maternel, diabète gestationnel, absence d’allaitement ou encore apport excessif de protéines dans les 1ères années de la vie.
    La notion de prédisposition permet d’envisager une prise en charge mieux ciblée. Plusieurs études ont montré que, malgré un traitement diététique, 60 à 70 % des enfants obèses le restent à l’âge adulte. Actuellement le meilleur traitement reste la prévention. Mais, la plupart des campagnes de prévention s’adressent à toute la population pédiatrique et se sont révélées inefficaces et coûteuses.
    La solution réside peut-être dans la mise en place d’une prévention centrée sur les enfants à risque, ayant 1 ou 2 parents obèse(s) et / ou un rebond d’Indice de Masse Corporelle (IMC) précoce. L’efficacité de ce type de prévention reste à évaluer et des efforts doivent êtres poursuivis dans la recherche des facteurs de risque précoces. Le but étant de mieux cibler la prévention, tout en faisant attention à une éventuelle stigmatisation de ces enfants.
    D’après une intervention du Pr. Patrick Tounian, pédiatre, Paris.

    L’info en plus :
    Le faible niveau socio-économique est un facteur de risque important. Une étude réalisée en 1999-2000 dans le Nord-est de la France montre que 15 % des garçons et 20 % des filles de zone urbaine prioritaire (ZEP) sont obèses contre 12 % des garçons et 16 % des filles ne vivant pas en ZEP.
    L’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) organisera pour la 4ème année consécutive, la Journée nationale de dépistage de l’obésité infantile. Notez dès à présent qu’elle aura lieu le 12 janvier 2008. Les pédiatres se mobiliseront partout en France, autour du thème de cette édition 2008 : l’équilibre nutritionnel.

     Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°311
     

  • Prendre son temps pour mieux digérer
  • Prendre son temps pour mieux digérer

    Rythme des repasManger ne se résume pas à avaler tout rond ! La mastication en bouche représente le premier stade de la digestion. Elle permet de broyer les aliments du repas, de les imprégner de salive et de dégrader les fibres grâce au travail des dents : le travail de l'estomac est ainsi facilité. De plus, prendre le temps de manger permet à l'organisme de percevoir les caractéristiques des aliments. A la vue, l'odeur et la saveur des produits consommés, le cerveau envoie des messages nerveux à l'estomac pour qu'il sécrète les enzymes digestives, nécessaires à la dégradation des aliments.

    Ainsi, prendre le temps de manger est la meilleure façon d'assurer une bonne digestion, en évitant les ballonnements, les douleurs gastriques et autres brûlures d'estomac.

    Savourer pour plus de satiété

    Un bon repas procure normalement un sentiment agréable de satiété, c'est-à-dire un état de non-faim. Mais pour l'obtenir, pas question de manger sur le pouce : un repas vite avalé ne laisse pas l'impression d'avoir mangé. En effet, l'organisme a besoin de temps pour mettre en place la satiété. Les premiers signes apparaissent environ 20 minutes après le début du repas : le cerveau détecte l'augmentation du taux de sucre dans le sang et déclenche alors la sensation de rassasiement. Imaginez la quantité d'aliments et de calories que l'on peut ingérer en 20 minutes sans ressentir aucun signe de satiété ! Ainsi, pour contrôler efficacement son poids, il suffit de réapprendre à manger lentement, assis au calme et de savourer son repas.

    Origine : www.doctissimo.fr