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A quoi sert la nutrition ?
La nutrition est la discipline qui étudie les aliments et leur utilisation par l'organisme. C'est un élément clé de la santé : certaines maladies sont directement liées à ce que l'on mange. Le point sur une science à l'importance croissante.
L’importance d’une bonne nutrition n’est pas une idée nouvelle... Déjà 400 ans avant JC Hippocrate disait que "l’alimentation était notre première médecine", et selon la médecine chinoise millénaire, les aliments sont aussi des remèdes dont il importe de respecter un mode d’emploi bien précis pour prévenir et même traiter les maladies.
Des carences et des hommes
Au siècle dernier, on a démontré le lien entre les carences alimentaires et des maladies graves. Ces différentes formes de la malnutrition restent de nos jours des problèmes de santé publique dans les pays en développement, comme la cécité due à la carence en vitamine A ou le crétinisme dû à la carence en iode. Cependant, c’est bien après la disparition des grandes carences nutritionnelles en Europe qu’est née l’idée qu’en dehors de toute malnutrition certaines maladies pouvaient être liées à des facteurs nutritionnels, et depuis les années 60, la recherche sur les liens entre alimentation et santé a fait d’énormes progrès.
Un problème de santé publique
Il est maintenant prouvé que les deux plus grandes causes de décès en France - maladies cardio-vasculaires et cancers - sont liées à notre façon de manger. On sait aussi que les facteurs alimentaires sont associés à la survenue de bien d’autres maladies très répandues comme le diabète, l’ostéoporose ou l’obésité et qu’une "bonne" nutrition est un facteur clé pour une "bonne" santé. Par exemple l’athérosclérose, phénomène de durcissement de la paroi des artères, commence parfois tôt dans la vie et peut être stoppée voire inversée si on limite les acides gras saturés dans l’alimentation. De même on peut être prédisposé génétiquement au diabète mais ne jamais être touché par la maladie si on maintient un poids acceptable. Enfin on connaît l’importance de consommer des fibres alimentaires pour diminuer le risque de cancer du colon.
Aliments et performance
Mais au-delà du rôle protecteur ou à l’inverse "à risque" de certains nutriments (vitamines bénies, cholestérol banni !), la notion d’une meilleure alimentation garante d’une meilleure santé au sens large a fait son chemin. Le rôle des aliments eux-mêmes et des comportements alimentaires sur les performances physiques et intellectuelles, sur la résistance aux infections ou encore dans la lutte contre le vieillissement sont communément admis. Il est également clair que la nutrition seule n’est pas l’unique gage pour une meilleure santé ou pour une vie plus longue, mais qu’elle intervient en complément de la pratique régulière d’exercice physique, de la réduction de la consommation de tabac et d’alcool, du contrôle du stress, d’une limitation de l’exposition aux risques environnementaux et autres facteurs d’amélioration de la qualité de vie.
Origine : www.doctissimo.fr
Autour de l’activité physique…
Des experts avancent des chiffres saisissants :
- Certaines dépenses de santé pourraient être baissées de 10 à 20 % par la pratique d’une activité physique régulière.
- 30 minutes quotidiennes d’activité physique modérée diminuent de 30 % la mortalité globale.
L’activité physique n’a pas besoin d’être intense, mais elle doit être régulière. Elle est intéressante à tous les âges et présente de nombreux bénéfices aussi chez les seniors.
En France s’installent des actions pour mesurer les avantages et les retentissements tant sur la santé que budgétaire, de la pratique régulière d’une activité.
La commission Prévention, Sport et Santé : un programme national dès l’automne.
A l’occasion du 32ème marathon de Paris, la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative a mis en avant les liens entre sport et santé. Car si ces liens paraissent aujourd’hui connus de tous, le passage entre la théorie et la pratique en est moins évident.
Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative et Bernard Laporte, secrétaire d’Etat chargé des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative ont souhaité qu’une réflexion approfondie sur les effets bénéfiques de la pratique sportive soit menée. Ils ont mis en place la commission Prévention, Sport et santé, présidée par le Pr. Jean-François Toussaint, directeur de l’IRMES (Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie sportive). Cette commission aura pour mission de détailler scientifiquement les bénéfices du sport en matière de prévention primaire, d’évaluer le niveau d’information de la population sur ce sujet, d’appréhender les raisons de la non-pratique pour y remédier, et surtout de savoir comment donner vraiment envie de pratiquer !
Pour atteindre ces objectifs, Roselyne Bachelot-Narquin et Bernard Laporte, ont voulu associer les expertises des milieux sportifs, universitaire, médical, paramédical et des collectivités territoriales. Une attention toute particulière sera portée sur :
- Les acteurs présents et futurs et leur intégration au dispositif,
- Les recommandations qui ont pu être formulées antérieurement par les organismes scientifiques les sociétés savantes et les groupes d’expert,
- Les programmes et mesures existants en France et à l’étranger dans ce domaine à leur efficacité et leur coût,
- Les gains escomptés en matière de dépenses de santé publique : chacune des propositions devra ainsi être assortie de ses coûts et rendements prévisionnels.
Les conclusions de cette commission seront rendues au mois de septembre et serviront à l’élaboration d’une politique de santé publique fondée sur la prévention.
Les bénéfices découlant de cette approche seront doubles en termes de santé publique et budgétaire.
Mieux dans nos baskets ! Mieux dans notre assiette !
Mieux dans nos baskets ! Mieux dans notre assiette ! est une action de sensibilisation aux changements de comportements. Elle a pour objectif de promouvoir l’activité physique et l’équilibre alimentaire en se fondant sur une dynamique familiale grâce à la mise en oeuvre d’activités physiques et d’ateliers culinaires. Les familles de l’agglomération strasbourgeoise seront incitées à modifier progressivement leurs comportements pour éviter les risques de surpoids et d’obésité et prévenir, de ce fait, leurs complications cardiovasculaires.
Cette action est portée par l’association RESOO (Réseau pour la prévention et la prise en charge de l’obésité) et organisée avec la Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports d’Alsace, le Comité Régional EPMM Sports pour Tous Alsace et l’Office des Sports de Strasbourg. Elle fait partie des sept projets sélectionnés pour 2008 au plan national par le comité scientifique de Agir pour la Prévention, une initiative de Sanofi-Aventis.
En pratique, « Baskets-assiette » propose à des familles volontaires de participer, de mai à octobre, à des activités physiques et culinaires. Les familles sont invitées à s’inscrire :
- Le dimanche à des activités sportives modérées, encadrées par des éducateurs,
- Le samedi ou en semaine, à des ateliers culinaires animés par des diététiciennes et des cuisiniers.
Si toute la famille peut se rendre aux ateliers d’activités physiques, c’est la personne qui cuisine le plus souvent qui est invitée à suivre les ateliers culinaires.
Cette campagne a été lancée les 17 et 18 mai lors des courses de Strasbourg.
Une manifestation de clôture sera organisée à l’occasion de la Semaine du goût, du 13 au 19 octobre. Les familles participeront alors, à une grande marche avant de partager un repas parrainé par un chef cuisinier alsacien de renom.
PENSA, programme de santé destiné aux seniors, a été lancé dans quatre villes pilotes, Cavalaires-sur-Mer, Contrexéville, Evreux et Royan.
PENSA (Prévention santé Et Nutrition des Seniors Actifs) se définit comme un programme de santé publique concret et pratique pour apprendre aux seniors de plus de 60 ans à bien vieillir. Pour ce faire, des opérations de promotion de l’hygiène de vie, de l’activité cérébrale, d’évènements, de loisirs ou d’activités physiques seront mises en place.
Soutenu par des experts reconnus et bénéficiant de la caution du Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports et du Ministère du Travail, des Relations Sociales et de la Solidarité. Initié par l’Association Fleurbaix Laventie Ville Santé, PENSA s’inspire de l’étude épidémiologique Fleurbaix Laventie Ville Santé et de l’ingénierie de projet conçue pour le programme EPODE (programme visant à enrayer la progression de l’obésité infantile et plus largement à favoriser dans les familles l’adoption d’habitudes de vie plus saines). Un programme pertinent face au vieillissement démographique, résultat d’une espérance de vie qui s’accroît de trois ans tous les dix ans. « L’appareil locomoteur des seniors aime le sport », rappelle le Dr Stéphane Cascua. Une activité physique progressive, modérée, régulière, diversifiée est source de nombreux bénéfices, y compris dans cette tranche d’âge. « Il faut bouger plus et bouger mieux pour mieux vivre et vivre mieux ». A chaque année, également, son thème de réflexion prioritaire et son fil rouge santé décliné dans le cadre du journal semestriel « PENSA ». L’année 2008 est consacrée aux activités de plein air et à l’ostéoporose.
Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°332
CONFERENCE DE PRESSE HEXAGRO DU 26/07/2008
Le Marché Bio en RHF
Certification des membres du réseau HEXAGRO
Conférence de Presse
Du 26 juin 2008
Interfel-PARIS
Hexagro est un réseau d’opérateurs de gros en fruits, légumes, produits élaborés, et produits de la mer. Il rassemble 50 établissements indépendants et couvre tout le territoire national, grâce à des entreprises à taille humaine, souvent familiales, reconnues et bien implantées dans leur région.
Leur spécificité c’est la proximité avec le client.
Il s’agit bien d’un métier de service, et on parle de GASC = grossiste à service complet, incluant le logistique de distribution.
Nos adhérents sont rassemblés depuis 1994 pour construire et proposer une offre nationale de gamme et de services à la restauration hors domicile, qu’elle soit commerciale ou collective.
La structure du siège est très légère, avec 9 personnes, et les membres eux-mêmes s’impliquent dans la dynamique et pour le suivi des actions mise en place avec nos clients et partenaires.
Hexagro coordonne ce défi permanent d’entreprendre des projets pour assurer le progrès des adhérents.
Décrets d’application du Grenelle de l’environnement : circulaire 5297 SG du 2 mai 2008 adressée aux ministres et préfets
Objectif : « encourager le développement de l’agriculture biologique »
« Le Grenelle de l’environnement a ainsi retenu un objectif de 6% de la surface agricole utile en agriculture biologique en 2012 » pour 2% en 2006 (L’objectif était de 6% en 2010 dans l’engagement n°121 du Grenelle de l’environnement en octobre 2007)
La recommandation du premier ministre est « je vous demande d’inciter les services de restauration des administrations de l’Etat et des établissements publics placés sous votre tutelle à utiliser régulièrement des denrées issues de l’agriculture biologique, que ce soit pour la restauration collective ou pour les besoins des réceptions officielles »
« L’objectif, pour 2010, est d’introduire 15% de denrées issues de l’agriculture biologique dans les menus et d’atteindre 20% en 2012 »
« Lorsque le restaurant administratif est géré par des associations d’usagers, vous inviterez ces associations à s’approprier les objectifs de la présente circulaire
Michel Barnier, ministre d e l’agriculture rappelait lors de son intervention au Séminaire International de l’Agriculture Biologique organisé par l’Agence Bio le 26 février dans le cadre du salon International d e l’agriculture :
« Les agriculteurs biologiques doivent pouvoir vivre de leur activité de production d’une manière durable. Pour cela, il faut des débouchés. Ils existent : Ils progressent de 10% par an depuis 5 ans, deux fois plus rapidement que les débouchés d e l’agriculture conventionnelle. Et comme le démontre le baromètre 2007 de l’Agence Bio, il ne s’agit ni d’une mode, ni de l’apanage de je ne sais quelle élite :
* 42% des Français consomment des produits Bio
* 77% estiment que le Bio est une voie d’avenir face aux problèmes environnementaux
* Plus d’un tiers des français affirment vouloir développer leur consommation
Ainsi, l’objectif de triplement des surfaces d’ici 2012 repose sur une base solide : le marché existe.
Mais cela ne suffit pas ; les opérateurs économiques doivent s’organiser pour réussir à l’approvisionner. »
Respecter le rythme des saisons et les cycles de vie des plantes.
Favoriser un haut niveau de biodiversité et utiliser des variétés végétales adaptées au terroir, aux conditions climatiques et naturellement résistantes aux parasites et aux maladies.
Utiliser les meilleures pratiques environnementales :
Ø Fertiliser les sols principalement avec du compost issu de la ferme, éventuellement complétés par des engrais naturels comme le fumier, le guano, ou des algues marines.
Ø Se limiter à une production en terre, maintenue fertile par une rotation des cultures, le recyclage des matières organiques, une activité microbienne intense et tout ce qui contribue au respect de l’écosystème du sol,
Désherber manuellement, mécaniquement ou thermiquement sans avoir recours à des désherbants. Eclaircissage manuel.
Protéger les cultures par le maintien des haies, l’introduction de prédateurs naturels (ex coccinelles qui se nourrissent des pucerons), et le recours à des substances naturelles comme les plantes ou les minéraux
Préserver les ressources naturelles, utiliser des substances et des procédés naturels (intrants biologique, lutte biologique...).
Ce qui exclue l’utilisation de produits chimiques de synthèse et l’utilisation d’OGM.
Ces procédés respectueux de l’environnement induisent une baisse de productivité impactant directement le prix de revient.
Toutes les activités d’agriculture biologique sont soumises au strict respect d’un cahier des charges rigoureux et aujourd’hui sérieusement contrôlé par les organismes certificateurs.
Tous les opérateurs de la filière s’engagent à respecter des cahiers des charges adaptés aux étapes dont ils ont la charge.
Notre offre : Permettre à tous d’accéder au BIO
L’agence Bio est un groupement d’intérêt public rassemblant plusieurs ministères, fédération et syndicats. Elle contribue à la structuration des filières et est en charge de la communication et de l’information sur l’agriculture biologique, ses produits, son impact environnemental, social et territorial.
Elle réalise aussi un observatoire national de l’agriculture biologique et tient à jour un baromètre de perception et de consommation des produits biologiques depuis 2003.
Tous domaines confondus, le BIO correspond à ce jour à 2% de la consommation des fruits et légumes.
Les attentes des Français
Les Français attendent des produits Bio en restauration hors foyer
Que ce soit pour leurs enfants ou pour eux-mêmes :
* 78% des parents dont les enfants n’ont pas encore pu manger Bio dans un restaurant scolaire souhaiteraient que ce soit le cas.
* 43% des français se disent intéressés par des repas avec des produits Bio au restaurant et
* 39% des actifs aimeraient se voir proposer des produits Bio dans leur restaurant d’entreprise.
Etude réalisée par l’agence Bio :
La restauration hors domicile, recouvre à la fois la restauration à caractère commercial et celle à caractère social. L’Observatoire des produits Bio en restauration collective, mis en place par l’Agence Bio en février 2008, a pour objectif dans un premier temps de faire le point sur le niveau d’introduction des produits biologiques dans la restauration collective à caractère social. Celle-ci représente 49% des repas pris hors domicile en France à ce jour.
La restauration collective à caractère social en France
En France, environ 3,5 milliards de repas sont servis par an dans le cadre de la restauration collective à caractère social, soit 9,5 millions par jour en moyenne, répartis en trois secteurs principaux :
l'enseignement (restauration scolaire et universitaire) pour 38,5% des repas servis,
la santé et le social (restauration hospitalière, maisons de retraite…) pour 37,5%,
le travail (restauration d'entreprises et d'administrations) pour 15,5%.
Les autres collectivités (centres de vacances, armées, établissements pénitentiaires…) représentent 8,5% des repas servis.
Le Bio en restauration collective aujourd’hui
En 2007, la restauration collective Bio représentait environ :
10 millions de repas Bio ou comprenant au moins une composante Bio,
0,2% du marché total de la restauration à caractère social,
0,5% du marché de l’agriculture biologique.
C’est en restauration scolaire qu’elle est le plus développée, avec 0,5% de ce marché.
Restauration autogérée et concédée
L’essentiel de l’introduction des repas Bio aujourd’hui se fait en gestion directe, avec près de 9 millions de repas Bio ou partiellement Bio, et 1 million de repas Bio en gestion concédée.
Part des repas Bio en restauration autogérée (gestion directe)
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Nombre de restaurants concernés
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Nombre total repas/an
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Dont entièrement Bio en 2007
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Dont partiellement Bio en 2007
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47000
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2,3 milliards
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1 million
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8 millions
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Evolution du nombre de repas Bio servis en restauration collective en France en gestion directe
Part des repas Bio en restauration concédée (société de restauration)
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Nombre de restaurants concernés
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Nombre total repas/an
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Dont équivalent Bio en 2007
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15000
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1,2 milliard
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1 million
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Pour reprendre la signature de la nouvelle campagne d’information et de communication sur l’agriculture biologique et ses produits, gérée par l’Agence Bio et 5 interprofessions :
« Consommer Bio, c’est voir plus loin »
La demande naissante de nos clients, tout particulièrement de nos clients grands comptes s’est fait sentir, et certains d’entre eux nous ont demandé notre capacité à les approvisionner pour des repas Bio (ELIOR, SODEXO).
Nous avons voulu nous positionner sur ce marché, sans prendre de parti dévalorisant la production conventionnelle, qui elle, s’oriente de plus en plus vers une agriculture dite raisonnée, mais pour proposer un service supplémentaire, innovant et répondant à l’évolution de la demande.
Nous prenons ainsi position sur les sujets de réflexions actuelles : Qualité agro environnementales des produits, sécurité alimentaire, mais aussi rationalisation de la logistique et valorisation des produits de proximité et de saison.
Nous voulons être acteurs de l’évolution des modes de consommation en proposant d’autres produits, une autre façon de consommer.
Maillon pivot de la chaine d’approvisionnement, entre la production et les consommateurs, son métier de service apporte une valeur ajoutée aux produits par sa connaissance des fruits et légumes, de la gamme qu’il peut proposer, de l’état de la production, de la logistique et par sa gestion de la fraicheur des produits vivants et périssables.
La réponse à la demande d’un client est l’aboutissement d’une chaine de savoir faire qui retient toute l’attention de nos équipes :
Sélectionner les producteurs et fournisseurs de confiance pour trouver des produits de qualité au meilleur prix
Sélectionner les produits, les variétés, les calibres, les catégories, les origines, les stades de maturité et organiser la logistique amont nécessaire pour pouvoir satisfaire à la demande dans les délais
Mais aussi être force de proposition, proposer de nouveaux produits, de nouveaux services, et en favorisant la proximité.
Réceptionner, agréer « dans le langage professionnel », c'est-à-dire contrôler que les produits réceptionnés sont conformes aux exigences règlementaires, puis les stocker dans les meilleures conditions, un minimum de temps, le plus souvent quelques heures, en attendant la préparation des commandes de chacun des clients
Surveiller la conformité de l’étiquetage
Certains produits sont stockés en chambre de mûrissage pour être livrés à bonne maturité, en accord avec les clients
Enregistrer la commande, préparer le bon de livraison, vérifier la qualité des produits et de la préparation, tout particulièrement en cas de déconditionnement, organiser la livraison en véhicule réfrigéré, au sein d’une tournée respectant des contraintes d’horaire négociées avec le client.
Rencontrer le client pour lui livrer la marchandise dans les meilleures conditions.
Mais il faut aussi être à l’écoute des nouvelles demandes, être réactifs, équipés, fiables et ponctuels : Livrer chaque site, l’intégrer dans une tournée logistique, entretenir un bon contact avec les chefs de cuisine, et leur prouver tous les jours que l’on a trouvé les meilleurs produits, qui mettront en valeur leur savoir faire.
Nous avons souhaité vous réunir aujourd’hui pour vous présenter nos premiers pas dans la dynamique de participation à ce mouvement et la capacité de chacun de nos adhérents à approvisionner notre clientèle en produits Bio.
L’engagement en avait été pris par tous nos adhérents en janvier dernier, engagement de chacun des adhérents d’obtenir la certification Bio pour fin juin 2008.
Nous avons retenu deux organismes certificateurs que je remercie de leur présence, pour nous accompagner dans cette démarche.
Nous voici à l’échéance, et tous les membres de notre groupement se sont imprégnés de la gestion de cette gamme de produit, en organisant des zones de stockage spécifiques, une traçabilité adaptée, un respect des normes d’emballage
Et une organisation bien distincte de celle des produits dits conventionnels.
Les entreprises de notre réseau peuvent donc approvisionner en fruits et légumes issus d’exploitations certifiées Bio, l’ensemble du territoire Français.
Les opérateurs de gros adhérents au réseau Hexagro ne se positionnent pas sur le débat de la justification du Bio, mais se montrent en capacité de répondre à toute demande avec la même attention et le même service.
Pour donner tout son poids à notre devise : LA PASSION DU SERVICE, qui souligne notre réactivité et notre capacité à nous adapter aux attentes des clients et des consommateurs.
Engagement contractuel avec un organisme certificateur
Notification à l’Agence Bio (fournir l’attestation d’engagement écrit émise par l’OC)
Mise en place d’une organisation= d’un « système qualité »
Ø Dans les locaux : conditions de stockage séparé, pour éviter tout risque de mélange (en zone de picking, maintenir les étiquettes des cartons identifiant le produit AB et être capable de les localiser avec le système de gestion interne)
Ø Liste des matières premières et des fournisseurs concernés et collecte des licences et certificats correspondants, tenus à jour, collecte des attestations non OGM des fournisseurs
Ø Analyse de la balance entrées /sorties des produits en Bio (compta matière)en tenant compte des pertes et de la casse
Ø Test de traçabilité et lisibilité des garanties relatives à l’agriculture biologique sur les documents d’accompagnement (bon de livraison, factures d’achat, factures de vente, certificats) et vérification des étiquetages
Ø Analyse des risques de contamination accidentelle par des produits ou substances non autorisées ou par le risque de mélange en cas de manipulation de produits biologiques et conventionnels
Ø Vérification de la qualité de l’eau (attestation de potabilité
Ø Vérification de la conformité à l’annexe II-E du CC-REPAB-F des produits de nettoyage et de désinfection
Ø Enregistrement et traitement des réclamations des clients concernant la certification Bio (point 15 de la norme EN 45011)
Visite d’évaluation et contrôle par le contrôleur ou le certificateur
Contrôle des points ci-dessous
Vérification de l’absence d’éléments de nature à induire les clients en erreur sur la portée du certificat et du contrôle
Possibilité de prélever, en opportunité, des échantillons à analyser
Contrôle complet pour l’obtention d’une licence annuelle et d’un certificat de garantie biologique, avec la liste des produits concernés ou des catégories de produits pour les distributeurs en MIN.
Puis visite de contrôle, inopiné pour le suivi des conclusions de l’audit de certification.
Le plan de contrôle dépend de la typologie des produits distribués, ainsi que de l’organisation de l’entité
Nous avons interrogé tous nos fournisseurs référencés sur leur capacité à nous proposer une gamme certifiée Bio.
Nous avons trouvé d’autres fournisseurs spécialisés pour répondre à toute demande et nous sommes en recherche permanente des meilleurs partenaires pouvant compléter notre offre.
Nous avons référencé des fournisseurs en capacité de fournir nationalement, mais une grande part de l’approvisionnement sera locale.
La gamme des produits élaborés Bio se développe et donne des réponses adaptées aux attentes de la RHD : salades 4eme gamme ex salade composée, et légumes 4eme (carottes et céleris râpés, chou émincés etc.) et 5eme gamme (ex : betteraves rouges cuites, carottes et choux fleurs pasteurisés, soupe etc...).
Le Bio privilégie les productions de saison, et les productions de proximité, accepte des produits qui peuvent être plus délicats, à surveiller de près, qui peuvent avoir un aspect irrégulier, moins standardisé, plus coûteux (cultures plus extensives, recours à une main d’œuvre importante, et coûts de certification) , mais c’est le passage obligé pour manger mieux, plus sain, profiter de fruits et de légumes qui ont poussé à leur rythme sans être forcé, et qui correspondent à d’autres critères de qualité.
C’est aussi un des moyens de sensibiliser les consommateurs à leur rôle actif sur l’environnement, et la santé.
Découvrir et accéder à la biodiversité attendue des produits Bio et l’intégrer dans sa façon de s’alimenter confirme la dimension pédagogique de l’alimentation
Permettre à la Restauration Hors Foyer d’accéder aux produits de l’agriculture biologique c’est montrer que le Bio n’est pas réservé aux purs et durs, aux bobos, mais est accessible à tous et tout particulièrement aux scolaires et aux jeunes qui feront notre société de demain
Les nouvelles recommandations CCC-Interfel pour les marchés publics en fruits et légumes frais nous permettent de répondre de façon plus ciblée aux attentes des acheteurs publics, tout particulièrement pour des produits spécifiques comme le Bio.
Le partenariat que nous avons réussirons à créer avec nos clients de la restauration hors foyer démontrera à la filière que l’offre Bio a sa place sur le marché et confirmera le bienfondé de notre engagement de ce jour.
PARIS, Interfel, le 26 Juin 2008
Des fruits pour les enfants !
En Angleterre, 1/3 des enfants mangent moins d’un fruit par jour, et la proportion est la même pour les légumes ! En France, la situation est pire encore : 81 % des enfants de 3 à 14 ans mangent moins de trois portions de fruits et légumes par jour. Lors du congrès EGEA 3 (Conférence internationale sur les bénéfices santé du régime méditerranéen) qui s’est tenu à Rome en mai 2005, les bambins étaient de tous les débats. La question : comment leur faire manger plus de fruits et légumes, indispensables à leur santé.
Les parents ne font pas le poids !
Faire apprécier les fruits et légumes aux enfants ne semble curieusement ne pas aller de soi : dans toutes les enquêtes menées auprès des petits, les légumes sont souvent considérés comme les aliments les moins appétissants ! Certes, difficile pour les parents de lutter contre ces préférences surtout qu’ils ne sont pas aidés par l’environnement. Comme le souligne le Dr Jean-Marie Le Guen1 dans un livre sur l’obésité des enfants, chaque bambin passe en moyenne 2 h par jour devant la télé. Or il subira ainsi 15 à 20 minutes de publicité… dont 70 % seront des snacks, biscuits, céréales et autres aliments transformés… Sans parler de la formidable offre de biscuits, chocolats et autres snacks, qui rivalisent de couleurs attirantes, et mettent souvent en scène les héros des enfants.
Du goût avant tout !
Mais il est heureusement possible d’aider ses enfants à manger plus sainement, en consommant un peu plus de fruits et légumes. Pour commencer, inutile d’acheter des fruits qu’ils n’aiment pas. Vous connaissez certainement les préférences de votre enfant dans ce domaine. Mais cela ne suffit pas, il faut leur proposer des fruits et légumes appétissants, avec du goût, pour réussir à leur "redonner la cote". Alors n’hésitez pas à emmener vos petits sur les marchés, pour leur faire goûter et choisir ce qu’ils veulent. Autre possibilité : vous rendre chez un de ces producteurs qui proposent de cueillir les fruits. Vos enfants se prendront forcément au jeu, autrement plus amusant que de mettre un paquet de biscuits dans le caddie.
Origine : www.doctissimo.fr
La Fraîch’attitude du 28 mai au 8 juin
La semaine de la Fraîch'attitude est une action nationale de sensibilisation pour prendre conscience de l'urgence qu’il y a, à retrouver un équilibre alimentaire et à revenir à une alimentation simple, à base de produits naturels, essentiels à la vie de chacun.
Cette année, la 4ème édition de cette semaine Fraîch’attitude, vous prépare des surprises toujours plus gourmandes et innovantes : défis savoureux improvisés à la cuisine Fraîch’attitude, distributions fruitées pour les parisiens à vélo ou encore rallye pédestre à travers les richesses souvent méconnues de la capitale…
Des idées originales pour redécouvrir les fruits et légumes frais !
Chiffres de consommation des fruits et légumes :
35 % des adultes consomment moins de 3,5 portions de fruits et légumes par jour, 43 % en consomment plus de 5 par jour, soit 400 g.
58 % des enfants, et de façon comparable chez les garçons et les filles, consomment moins de 3,5 fruits et légumes par jour,
20 % seulement en consomment 5 ou plus par jour.
Évolution des consommations des fruits et légumes entre INCA 1(1998-1999) et INCA 2 (2006-2007)
Chez les adultes, la consommation de légumes est restée stable à 135 g/j chez les hommes et à 141 g/j chez les femmes. Celle des fruits frais et transformés a augmenté d’environ 16%.
Chez les enfants de 3 à 14 ans, la consommation de l’ensemble de ce groupe d’aliments demeure très stable avec des niveaux de consommation proches de 145 g/j chez les filles et de 143 g/j chez les garçons. Cette stabilité concerne aussi bien les fruits que les légumes.
La consommation de compotes et de fruits cuits a, en revanche, augmenté d’environ 16%.
Chez les adolescents, la consommation de fruits a augmenté de 12%, passant de 64 g/j (1998-1999) à 71 g/j en 2006-2007.
Recommandations
Objectif du PNNS (Programme National Nutrition Santé) : « Augmenter la consommation de fruits et légumes afin de réduire le nombre de petits consommateurs d'au moins 25 %. »
Repère de consommation : Au moins 5 par jour, à chaque repas et en cas de petits creux, crus, cuits, nature ou préparés, frais, surgelés ou en conserve.
Objectif spécifique du PNNS : « Améliorer le statut en folates des femmes en âge de procréer, notamment en cas de désir de grossesse. »
Recommandation : Consommer des légumes, notamment à feuilles qui sont d’excellentes sources de folates ou vitamines B9, est un bon moyen d’atteindre cet objectif.
Quelques animations
PARIS- La Fraîch'attitude se met en « selle » - le 28 mai 2008
Le vélo et la Fraîch’attitude sont avant tout un style de vie : faire du bien à son corps et à son esprit. Quoi de plus naturel, en la matière, que d’associer le vélo à cette semaine dédiée au bien être, à la santé et au plaisir !
En partenariat avec le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche et en collaboration avec les grossistes en fruits et légumes frais (Auchan, ID fruits et Les Vélos Parisiens), la filière fruits et légumes offrira à tous les parisiens à vélo une journée 100% fruitée en leur donnant un fruit à croquer. Ainsi 30 000 Parisiens à vélo pourront déguster un fruit ou un légume grâce à 24 étapes gourmandes réparties dans la capitale :
- 6 « Fraîch’Bars » proposeront simultanément, une pause vitaminée en distribuant un fruit ou un légume aux cyclistes.
- 18 « Fraîch’Stop », des animateurs en roller sillonneront la capitale pour offrir aux cyclistes un fruit ou un légume à croquer.
PARIS 10ème - 60 rue du Faubourg poissonnière - Cuisine Fraîch'attitude - du 30 mai au 8 Juin 2008 -
Grâce à des ateliers pour cuisiner les fruits et légumes de printemps, les participants vont parcourir toutes les étapes menant de l’impulsion gourmande à la modélisation de leurs créations culinaires et la rédaction de recettes. Il s’agit là de rompre avec nos habitudes et réflexes culinaires pour se mettre très gentiment « en danger » et développer son esprit créatif. Un défi qui s’annonce plutôt gourmand !
FREJUS- Place de la république - Journée Fraîch'attitude - le 31 juin 2008 -
Différents pôles d'animations :
La Chambre d'Agriculture du Var offrira des dégustations de jus de fruits, et organisera des jeux sur les senteurs.
Le Syndicat de défense de la Figue AOC de Solliès présentera un panneau d'information sur les valeurs nutritionnelles de la figue. Là encore, dégustations de jus de fruits, confitures et cerises seront organisées.
Les jeunes agriculteurs du Var proposeront des dégustations de fruits et légumes de saison, des animations sur les saisons et le jeu « Comment ça pousse ? » (cerises, fraises, pêches, melons, abricots, salades, pommes de terre...).
Une diététicienne et l'association "Cœur et santé" animeront un stand de jeux et d'informations sur les fruits et légumes.
Et pleins d'autres surprises !!!
L’info en plus :
Le 22 mai dernier s’est tenue à la Maison de la Chimie à Paris la première rencontre de la Fondation Louis Bonduelle. Face à une consommation de fruits et de légumes qui reste trop faible en France, la Fondation Louis Bonduelle a décidé d’agir. Depuis déjà trois ans, elle mène des opérations concrètes et ciblées pour casser les idées reçues et ainsi remettre les légumes au coeur de nos assiettes...
Pour les enfants : « Les Robins du potager » a permis à des enfants de 9 à 11 ans de se familiariser avec les légumes en allant visiter un potager puis en cuisinant de façon originale le produit de leur cueillette ;
Pour les étudiants : « Légumes 2000 » propose des outils multimédias inédits tels que des recettes téléchargeables au format audio mp3 ;
Pour ceux qui prennent des repas à l’extérieur : « Le jour du légume » met en avant la notion de plaisir et d’innovation. Chaque mardi le légume est la star du repas dans les établissements de restauration collective et commerciale hors foyer.
Pour les personnes en situation de précarité : « Ateliers La Ronde des légumes », en collaboration avec le Secours Populaire Français, une série d’ateliers ludo-pédagogiques sont régulièrement mis en place pour faire découvrir aux familles en difficulté comment manger davantage de légumes en tenant compte de leurs goûts, de leurs habitudes alimentaires tout en veillant à l’équilibre budgétaire.
La fondation Louis Bonduelle compte bien élargir son terrain d’actions pour parvenir à toucher un public le plus large possible ! Trois ans d’actions et de succès...
Avec pour seul objectif de redonner l’envie de légumes à tous.
Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°333
La perception de la nutrition par les enfants
Les 7-15 ans ont conscience qu’une bonne alimentation leur garantit une bonne santé. Mais il y a encore du chemin à faire pour qu’ils associent le « bien-manger » et le plaisir.
Importance d’une alimentation équilibrée
En plein débat sur l’obésité, les enfants prennent conscience de la nécessité de bien manger. Plus de 8 adolescents sur 10 trouvent qu’il est important d’avoir une alimentation équilibrée. Les filles réagissent davantage à la notion de nutrition que les garçons. Une alimentation équilibrée permet d’avoir une « bonne santé » pour 84 % d’entre eux, de se sentir en forme pour 37 % et de pouvoir faire du sport pour 32 %. Le message est également bien passé auprès des plus jeunes, les 7 - 11 ans. La santé et l’alimentation sont incontestablement liées, 84 % des enfants établissent la corrélation entre les deux.
Manger pour vivre…
Les élèves de l’école élémentaire identifient parfaitement les conséquences positives ou négatives de l’alimentation. Les incidences négatives d’une mauvaise alimentation sont multiples, surpoids, obésité ou, a contrario, anorexie et amaigrissement, risque de maladies, santé dégradée, mal au ventre. Pour les élèves de l’école élémentaire, bien manger permet de « bien grandir », de garder « une bonne santé », de « donner de l’énergie »… et « de vivre ». Pour les adolescents manger c’est d’abord pour :
- 55 % une chose indispensable pour vivre,
- 23 % un plaisir,
- 10 % un moyen de conserver la santé,
- 7 % un moment à partager avec d’autres,
- 4 % rien de particulier,
- 1 % une contrainte.
Équilibre alimentaire et plaisir vont de pair
Pour 68 % des adolescents, manger équilibré, permet de se faire plaisir en mangeant.
Mais…
- Pour 40 %, si on fait du sport, on peut manger ce que l’on veut.
- Pour 38 %, en période de croissance, on peut manger ce que l’on veut.
- Pour 23 %, manger équilibré, cela veut dire ne manger ni sucreries, ni produits gras.
La notion de plaisir l’emporte largement. Les aliments gras et sucrés ne sont pas incompatibles avec un bon équilibre nutritionnel.
Le plaisir est associé au choix…
A la question « Lorsque tu choisis toi-même tes repas, qu’est ce qui est le plus important pour toi ? ». Les adolescents répondent à :
- 73 % de sélectionner les aliments qu’ils aiment,
- 10 % de manger équilibré,
- 8 % qu’il n’y a pas de règle précise,
- 4 % de manger vite,
- 3 % de ne jamais choisir eux-mêmes leur repas,
- 2 % de ne pas dépasser un certain budget.
L’influence de la catégorie socioprofessionnelle du chef de famille
Les adolescents issus de milieux favorisés sont deux fois plus nombreux à estimer qu’ils ont une alimentation équilibrée que dans les familles d’ouvriers. A l’inverse, plus la catégorie socioprofessionnelle du foyer est basse, plus les adolescents ont le sentiment d’avoir une alimentation mal équilibrée. Ainsi à la question « Dirais-tu que tu as globalement une alimentation mal équilibrée ? » on obtient 16 % de réponse positive quand le chef de famille à une profession indépendante ou qu’il est cadre supérieur, 22 % quand il a une fonction d’encadrement ou qu’il est technicien, 25 % quand il est employé et 32 % quand il est ouvrier.
La perception des messages nutritionnels…
54 % des adolescents interrogés trouvent ennuyeux d’entendre parler de nutrition. Pour 46 % d’entre eux, manger équilibré est quelque chose de contraignant.
L’information sur la nutrition est perçue comme suffisante, intéressante mais difficile à comprendre. 46 % des adolescents trouvent que les messages sont trop répétitifs et seulement 18 % d’entre eux se sentent concernés. 16 % les jugent même inutiles. À l’école primaire, 65 % des enfants pensent que ces messages n’ont pas changé leurs habitudes alimentaires.
Les parents, première source d’informations et largement décideurs.
À la question « Quelles sont tes sources d’informations sur les grands principes pour avoir une alimentation équilibrée ? »
- 78 % des adolescents répondent ma famille mes parents,
- 7 % les médias,
- 6 % le médecin,
- 4 % les professeurs ou le personnel scolaire,
- 2 % une diététicienne,
- 1 % les animateurs et les entraîneurs de sports et de loisirs.
Les parents ont une place importante dans le choix des repas puisque dans 64 % des cas, les parents contrôlent la majorité des repas et pour 14 % tous les repas ou presque. Le niveau de contrôle des repas par les parents diminue avec le niveau de scolarisation. Il passe de 83 % pour les adolescents de 6e et 5e à 70 % pour ceux qui sont en seconde et première. Il augmente aussi avec le niveau des revenus, il est plus marqué dans les foyers aisés.
D’après Claude Fischler, sociologue et spécialiste de l’alimentation, les Français mangent à heures fixes. Le modèle français n’est pas idéal, mais il présente un rapport social plutôt qu’individuel à l’alimentation. Cette sociabilité nous aide à réguler nos apports alimentaires. Pour nous, manger un sandwich debout à midi, ce n’est pas manger, c’est se nourrir. Ce modèle nous a permis de rester dans une moins mauvaise situation face à l’obésité que d’autres pays.
Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°329
Le Grenelle de l’environnement et l’alimentation
Thème :
Le Grenelle de l’environnement et l’alimentation
Le Grenelle de l’environnement a fait le pari d’élaborer des mesures radicales, indispensables pour lutter contre le réchauffement climatique et la dégradation des ressources naturelles. Ces mesures modifieront les habitudes collectives et individuelles. Les conclusions ont été rendues à la fin de la semaine dernière. Certaines d’entre elles concernent le secteur alimentaire…
Chronologie…
27 mai 1968 : C’est à cette date qu’ont été signés au ministère du travail rue de Grenelle, des accords sur les salaires et la durée du travail. Ce fut la première étape pour désamorcer le mouvement de mai 1968. Cette date historique est à l’origine du terme « Grenelle ».
27 septembre 2007 : Après 1000 heures de débats et 53 réunions, une centaine de mesures possibles sont proposées pour aboutir à une nouvelle politique écologique de la France.
Fin septembre à mi-octobre 2007 : Les Français apportent leurs contributions aux débats, par Internet et dans des forums organisés dans les régions.
24 et 25 octobre 2007 : Synthèse des débats au ministère de l’Écologie. Proposition de mesures concrètes destinées à élaborer une « loi de programme » qui pourrait être votée début 2008.
25 octobre 2007 : Nicolas Sarkozy présente les premières conclusions du Grenelle de l'environnement.
Les mesures annoncées par le chef de l'Etat deviendront des plans d'action, finalisés mi-décembre. Ces plans d’action seront regroupés dans le cadre de la grande « loi de programme » à venir, loi qui décrit les objectifs que se fixe l'État dans un domaine pour les années à venir et les moyens financiers qu'il envisage d'y consacrer.
Quelques chiffres…
81 % des consommateurs estiment que ce sont les citoyens qui sont les mieux placés pour faire pression sur les entreprises et les pouvoirs publics pour faire changer les choses en matière de développement durable. Les industriels arrivent juste derrière (79 %), ensuite les politiques (65 %) et les distributeurs (49 %) se trouvent plutôt en retrait.
89 % des consommateurs se déclarent prêts à privilégier un produit dont l’impact sur l’environnement est plus faible ou bénéfique. 88 % se déclarent prêts à privilégier un magasin ayant pris des dispositions en faveur de l’environnement.
82 % des consommateurs se déclarent prêts à boycotter une marque ou un produit et 77 % un distributeur qui leur semble néfaste pour l’environnement.
6 groupes de travail de 40 membres, ont été rassemblés sur 6 thématiques majeures pour le Grenelle de l’environnement : Changements climatiques - Biodiversité et ressources naturelles - Santé et environnement - Production et consommation durable - Démocratie et gouvernance - Compétitivité et emploi.
2 ateliers intergroupes ont aussi été créés : L’atelier OGM - L’atelier Déchets.
5 collèges, réunion de personnes de même fonction, sont représentés dans chaque groupe. Ils représentent les acteurs du développement durable : L’état - Les collectivités locales - Les ONG - Les employeurs - Les salariés.
Pour le secteur alimentaire…
Dans son discours de clôture du 25 octobre, le président de la République a annoncé :
- Le triplement de la part de l'agriculture biologique, pour atteindre 6 % de la surface agricole utile en 2010.
- L’introduction d'au moins un repas par semaine issu de l’agriculture biologique dans les cantines publiques. Des objectifs beaucoup plus importants seront fixés par le gouvernement dans les mois et les années qui viennent. Les cahiers des charges de la restauration collective imposeront des produits labellisés ou issus d’exploitations certifiées. Le chef de l’Etat engage les régions à faire de même.
- L’urgence de prendre au sérieux l’usage croissant de produits pesticides dont la dangerosité est connue. Il demande de réduire de moitié leur usage, "si possible d'ici dix ans", en accélérant la diffusion des techniques alternatives. Pour atteindre cet objectif il a promis d'accélérer la mise au point de substances de substitution. De plus, il a jugé urgent de renforcer la recherche publique.
- Sur la question des OGM, il indique que la vérité est que nous avons des doutes, sur l'intérêt actuel des OGM pesticides, sur le contrôle de la dissémination des OGM, sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM. Et, dans le respect du principe de précaution, il souhaite la suspension de la culture commerciale des OGM pesticides. Ceci, en attendant les conclusions d'une expertise. Cette expertise sera conduite par une nouvelle instance, créée avant la fin de l'année.
- Tous les OGM ne doivent pas pour autant être condamnés. Notamment les OGM d’avenir, qui sont peut-être le seul moyen pour nourrir la planète demain. Il indique qu’il faut accélérer la recherche et sanctionner ceux qui détruisent des parcelles de recherche.
- Être en faveur de l’étiquetage du « coût en carbone » des produits de consommation courante.
- Il souhaite aller plus loin et indique qu’il n'est pas normal qu'un produit traversant le monde coûte moins cher qu'un produit local, parce que le prix de son transport et de sa production n’intègre pas ses émissions de gaz à effet de serre. Il pose cette question à l’Union Européenne, en précisant la nécessité de taxer les produits venant de pays ne respectant pas le protocole de Kyoto d'ici 6 mois.
- Que si un produit propre existe, il doit être moins cher qu’un produit polluant. Il demande la création d’une TVA à taux réduit sur tous les produits écologiques qui respectent le climat et la biodiversité. Là encore, la décision relève de la commission européenne.
Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°306
Le Monde de Noël
L’origine du Père Noël
C'est Saint Nicolas qui aurait inspiré le Père Noël. Saint Nicolas aurait été importé d’Europe aux Etats-Unis au 17e siècle. Il y aurait subi des transformations culturelles et vestimentaires pour se transformer en un personnage plus convivial, le Père Noël. Il y aurait également pris l'ampleur commerciale que nous connaissons.
En 1821, un pasteur américain, écrivit un conte de Noël dans lequel un personnage sympathique apparaît, le Père Noël, dans son traîneau tiré par des rennes. Il le fit dodu, jovial et souriant. Il remplaça la mitre du Saint Nicolas par un bonnet, sa crosse par un sucre d'orge, l'âne par 8 rennes et le débarrassa du Père Fouettard.
En 1860, un illustrateur caricaturiste d’un journal new-yorkais, le revêt d’un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d'un large ceinturon de cuir…
En 1931, dans une image publicitaire le père Noël prend une nouvelle allure, la longue robe rouge a notamment été remplacée par un pantalon et une tunique. Cette publicité diffusée par la compagnie Coca-Cola souhaitait inciter les consommateurs à boire du Coca-Cola en hiver…
Nous vous laissons la curiosité de rechercher d’autres origines de ce personnage haut en couleurs.
En Europe
- En Espagne, les gâteaux du 7e Ciel embaument les couvents. Ces gâteaux, « mantecados de jerez » et « yoma » (petits gâteaux secs au xérès et au jaune d'oeuf), « naranjines » (langue de chat à l'orange), « pastas de té » (gâteaux au beurre pour le thé), « nevaditas » (pâtisseries neigeuses saupoudrées de sucre glace)... sont confectionnés par des religieuses. Cette tradition remonte au Moyen-Âge, mais elle a pris de l'ampleur depuis une dizaine d'années.
- En France, comme dans d’autres pays, les traditions diffèrent selon les régions. Le Noël Provençal en est un exemple. Il comprend un « gros souper » : 7 plats suivis des fameux 13 desserts. Les plats ne contiennent jamais de viande, uniquement des poissons, des coquillages, des légumes... Les 13 desserts comprennent notamment les 4 mendiants (figues sèches, amandes, raisins secs et noix), les dattes, les nougats (noir et blanc), la pompe (galette ronde aplatie à l’huile d’olive), les oreillettes (petites gaufres légères et fines), les fruits frais (mandarines, oranges, poires)....
- Dans les Pays d’Outre-Manche, on prépare le « Christmas Pudding » juste après le discours de la Reine et à temps pour le « Five O'Clock Tea ».
- En Finlande, c'est le parfum de la mer qui embaume les cuisines, saumon ou oeufs de lavaret, de corégone blanchâtre et de lotte qui n'ont rien à envier au caviar...
- En Norvège, traditionnellement, on sert le « lutefisk », une morue bouillie, servie avec une purée de pois cassés, des pommes de terre nouvelles, du bacon, de la moutarde et du fromage de chèvre. Mais bien des Norvégiens dérogent à la tradition et préfèrent se régaler de poules des neiges, de saumon et de cochonnailles.
- Au Portugal, le 24 décembre, on sert la morue bouillie avec des pommes de terre à l’eau et des légumes. Elle est suivie de « Massa de Filhos », une pâte levée trempée dans l’huile bouillante puis saupoudrée de sucre et de cannelle. Le lendemain, on prépare une table garnie de pâtisseries de Noël, les « sobremesas » et de fruits secs, natures ou confits avec une amande au centre. Cette table restera jusqu’au « Dimanche des Rois » pour que tous puissent trouver des douceurs en venant échanger les voeux de Noël et du Nouvel An.
- En Suède, ce qu'il y a de plus typique c'est le « glögg », un vin bien épicé que l’on sert avec du pain d'épices, il fleure bon les parfums et la chaleur de la tradition.
- En Ukraine, on se base encore sur le calendrier Julien. Aussi, on peut fêter Noël le 7 janvier. La nuit du 24 décembre fait tout de même l'objet de festivités. L'apogée du Noël ukrainien est le "repas saint" ou « Sviata Vechera », qui ne doit contenir aucune viande ni produit laitier. Il est composé surtout de céréales, de poissons, de légumes et de fruits, sans beurre mais avec des graisses végétales.
En Amérique du Nord
- Aux Etats-Unis, dégustez le « gâteau du Président », le même gâteau que mangera le Président le 24 décembre à minuit. Une recette de plus de 2 siècles à la Maison Blanche et une tradition qui remonte à l’époque d’Abraham Lincoln. Ce gâteau, de type brioché est préparé avec des pétales de roses, du brandy et de l’écorce d’orange.
- Au Québec, découvrez LA recette de la « tourtière ». Au départ, la tourtière désigne le plat pour faire des tourtes. En 1611, elle a commencé à désigner la pâtisserie composée de viandes ou de poissons cuite dans ce plat. Il y a autant de recettes que de régions, auxquelles on doit ajouter le petit secret de chaque cuisinière... L’age a donc aussi son importance et si on a 20, 40 ou 60 ans la recette de notre mère risque de ne pas être la même. Enfin dans une même région, il y a des variantes de ville en village, voire de clocher en clocher. Voilà une polémique régionale et familiale qui n'est pas prête de s'éteindre...
Plus au Sud
- Au Mexique ou au Nouveau-Mexique, le piment flotte dans l'air et émane aussi bien de la dinde au chocolat que du « posolé ». Variante de l’incontournable Chili, c’est une bouillie de farine de maïs séchée servie en soupe épaisse ou en ragoût avec des piments.
- À Hawaï, la table du réveillon comme celle des jours de fête se compose pour certains, de dinde farcie et de purée de pommes de terre. Pour d'autres, c’est le jambon traditionnel, les pommes de terre en gratin et les ignames. Ce qui diffère, ce sont les plats qui viennent s'y ajouter. Ils proviennent des natifs, de l'Asie et de l'Europe et reflètent le caractère multi-ethnique des îles.
Aux Antilles
- Aux Antilles françaises, après avoir savouré le rhum à petites gorgées, on apporte sur la table une soupe aux pois d'angole agrémentée de quelques morceaux de viande salée. Puis viennent les plats de résistance qualifiés "tout cochon". Ce dernier est cuisiné sous forme de boudin, pâté et ragoût. Le jambon est aussi de la fête et sent le bon vieux rhum et le sucre de canne. Le clou de la fête demeure le « pône », un pain composé de patates douces, de giraumon (potiron local), de sucre, de vanille, de raisins, de cannelle, le tout, enduit de beurre et doré au four. En Guadeloupe, la farandole des douceurs prévoit un blanc-manger au lait de coco, un quatre-quarts, des « chadecs confits», ces pamplemousses géants à l'écorce encore verte...
En Asie
- Au Japon, cette fête a été introduite alors qu’il commençait lentement à s’ouvrir sur le monde et accueillait un certain nombre d'occidentaux, qui fêtaient naturellement Noël. Ensuite, la curiosité des Japonais et le mercantilisme aidant, la célébration de Noël s’est transmise lentement. Noël y est essentiellement une fête pour les couples, l'occasion de sortir au restaurant ou de faire des cadeaux aux enfants autour d'un « gâteau de Noël ».
L’info en plus... Afin de vous souhaiter d’avance une Bonne Année 2008 !
Le 31 décembre, sur le coup de minuit, on lève partout son verre à la nouvelle année et chaque pays a ses propres traditions. En Espagne, par exemple, à chacun des 12 coups de minuit, on avale un grain de raisin. Les 12 grains symbolisent la chance pour chaque mois de l'année.
Peu importe l’endroit où vous êtes, il suffira d’en profiter au mieux…
Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°313
Les apports en protéines - rapport de l’AFSSA
En 2004, l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) s'est auto-saisie sur la question des apports en protéines de la population française. Fruit de trois années de travail, le rapport « Apports en protéines : consommation, qualité, besoins et recommandations » vient d'être publié. Il propose un panorama complet de la littérature scientifique en matière de protéines alimentaires et fait le point sur la réglementation en vigueur. Issu d’une réflexion collective menée chez l’individu sain ou à risque, ce rapport a été validé par le comité d’experts spécialisé « Nutrition Humaine ».
Il avait plusieurs objectifs :
· Évaluer les consommations de protéines en France, selon les âges et les catégories de populations.
· Effectuer un état des lieux des données concernant d’une part, les besoins en azote et en acides aminés indispensables pour différentes catégories d’âge et de situations physiologiques particulières et d’autre part, les recommandations.
· Évaluer les limites minimales et maximales d’apports en protéines et en acides aminés des régimes dans différentes situations et pour différentes populations.
· Déterminer les critères pertinents d’évaluation de la qualité des sources de protéines alimentaires et des ingrédients protéiques.
· Évaluer les justificatifs scientifiques des allégations relatives aux protéines, aux peptides et aux acides aminés.
Plusieurs définitions sont proposées : besoin nutritionnel, apport nutritionnel conseillé (ANC), limite supérieure de sécurité.... En particulier, le terme d’ANC a été utilisé à des fins d’uniformité lexicale et de simplicité. Néanmoins, l’interprétation n’est ici pas identique à celle des autres nutriments. En effet, dans le cas des protéines, la consommation spontanée est bien supérieure à l’ANC et il n’y a pas d’élément à ce jour pour indiquer qu’elle présente un risque et le critère retenu pour calculer le besoin, à partir duquel est calculé l’ANC, est un critère minimal. Ainsi, l’ANC en protéines ne constitue aucunement une cible qu’il serait « conseillé » d’atteindre, par une diminution des apports spontanés mais bien plutôt une valeur de référence minimale, la plus petite que l’on puisse scientifiquement objectiver.
Dans ce rapport, une limite de sécurité, définie comme une limite au-delà de laquelle il apparaît un risque lié à une surconsommation de nutriment, n’est proposée ni pour l’azote, ni pour les acides aminés, par manque de données expérimentales et épidémiologiques. Cependant, deux seuils d’apport protéique au-delà desquels les apports sont considérés comme élevés ou très élevés sont proposés.
Le rapport considère les populations des adultes, des nourrissons et enfants en bas âge, des enfants et adolescents, des femmes enceintes ou allaitantes, des personnes âgées, des végétariens et des sportifs. Par exemple, chez l’adulte en bonne santé, le besoin nutritionnel moyen en protéines est établi, avec un niveau de preuves élevé concernant le bilan azoté à 0,66 g par kg et par jour et un apport nutritionnel conseillé est établi à 0,83 g par kg et par jour.
Des estimations des besoins moyens pour chaque acide aminé indispensable (AAI) sont également établies pour l’adulte en bonne santé. Toutefois, le groupe de travail a choisi de ne pas définir d’apports nutritionnels conseillés en AAI et considère préférable de prendre en compte l’apport nutritionnel conseillé en protéines et leur qualité définie sur la base de leur composition en AAI, selon l’approche définie dans le rapport.
La confrontation des données de consommation protéiques aux estimations du besoin des individus et aux seuils d’apports protéiques élevés et très élevés définis par le groupe, a permis d’estimer la prévalence d’apports probablement insuffisants, satisfaisants, élevés ou très élevés dans les différentes catégories de sexe et d’âge de la population française.
Les données sur des effets plus spécifiques d’acides aminés et de protéines identifiées sur des fonctions physiologiques, des tissus et des organes sont analysées dans le rapport. Ainsi, le métabolisme des protéines ainsi que les conséquences physiologiques de régimes riches en protéines (satiété, développement du tissu adipeux, risque cardio-vasculaire, effets positifs ou négatifs sur divers tissus et organes, rapport protéines animales/protéines végétales...) sont étudiés. Les métabolismes protéinogène et non protéinogène des acides aminés et leur toxicité sont étudiés. Les données disponibles sur les niveaux d’apports moyens quotidiens en acides aminés sont présentées. Chez l’homme sain, l’intérêt d’apporter des acides aminés libres à des doses supra-nutritionnelles n’est pas prouvé. On ne peut garantir l’absence de toxicité, d’un apport en acides aminés libres à des doses supra-nutritionnelles compte tenu de l’absence de données sur les limites supérieures de sécurité et des risques de déséquilibres métaboliques et physiologiques associés à ce type d’apport.
Le rapport s’intéresse à l’évaluation de la qualité nutritionnelle de l’apport protéique. La méthode utilisée est celle du PD-CAAS, Protein Digestibility Corrected Amino Acid Score. Elle contient deux profils de référence en acides aminés indispensables : un profil nourrisson et un profil adulte. Dans la mesure du possible, les valeurs de PD-CAAS devront être complétées par d’autres valeurs. Les autres types d’approche pour l’évaluation de la qualité nutritionnelle de l’apport protéique sont ainsi également analysés.
En ce qui concerne les allégations, le rapport contient des propositions concernant les allégations nutritionnelles du type « source » ou « riche en protéines », celles relatives au rôle des protéines, celles relatives aux effets spécifiques d’acides aminés particuliers, celles relatives aux relations entre les protéines, le métabolisme énergétique et la prise alimentaire et celles relatives à des composés bioactifs protéiques et peptidiques.
Une synthèse de la réglementation en vigueur et des avis de l’Afssa est proposée. Le rapport fait état des principales recommandations de recherche identifiées par le groupe.
L’info en plus : Des fruits et des légumes, mais aussi des féculents
Jusqu’au 27 juin, la télévision diffuse deux spots de 30 secondes, avec pour slogans : « au moins 5 fruits et légumes par jour » et « des féculents à chaque repas ». En appui de cette campagne de l’INPES, deux dépliants sont diffusés dans les mairies et les centres de PMI. Ils peuvent également être consultés sur le site www.mangerbouger.fr <http://www.mangerbouger.fr> qui présente par ailleurs, une nouvelle identité graphique.
Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°335
Les besoins en matière d’étiquetage nutritionnel - De nouvelles mesures de lutte contre l’obésité in
Les besoins en matière d’étiquetage nutritionnel
En janvier 2003, la Commission européenne a ouvert une consultation sur la révision des textes définissant l’étiquetage nutritionnel. L’étiquetage devrait permettre aux consommateurs de mieux intégrer les critères nutritionnels dans leurs choix alimentaires. Dans sa version actuelle, il répond mal à cet objectif car il demeure très technique et peu lisible.
D’autre part, la multiplication d’étiquetages différents, tant sur le fond que sur la forme, complique la tâche des consommateurs.
La CLCV (Consommation Logement et Cadre de Vie) travaille depuis plusieurs années sur la question de la perception de l’information nutritionnelle, dont l’étiquetage est une composante. En 2006, une enquête auprès de 1200 personnes a permis d’évaluer la compréhension et la perception de divers systèmes d’étiquetage nutritionnel par les consommateurs. Un certain nombre d’aspects formels et pratiques, mais non moins essentiels, restaient cependant à étudier. La CLCV et la DGAL (Direction Générale de l’Alimentation) ont convenu d’entreprendre une nouvelle étude quantitative avec pour objectif de fournir aux instances européennes des données fiables et précises sur ces questions.
Étude sur l’étiquetage nutritionnel, 2007, CLCV-DGAL
Le questionnaire de l’étude comportait 23 questions, toutes à choix multiples, à l’exception d’une question ouverte. Cette étude a notamment permis de tester 4 systèmes d’étiquetage nutritionnel : le tableau, les barres, les cases et les cadrans. Les dix dernières questions port
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