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A quoi sert la nutrition ?
La nutrition est la discipline qui étudie les aliments et leur utilisation par l'organisme. C'est un élément clé de la santé : certaines maladies sont directement liées à ce que l'on mange. Le point sur une science à l'importance croissante.
L’importance d’une bonne nutrition n’est pas une idée nouvelle... Déjà 400 ans avant JC Hippocrate disait que "l’alimentation était notre première médecine", et selon la médecine chinoise millénaire, les aliments sont aussi des remèdes dont il importe de respecter un mode d’emploi bien précis pour prévenir et même traiter les maladies.
Des carences et des hommes
Au siècle dernier, on a démontré le lien entre les carences alimentaires et des maladies graves. Ces différentes formes de la malnutrition restent de nos jours des problèmes de santé publique dans les pays en développement, comme la cécité due à la carence en vitamine A ou le crétinisme dû à la carence en iode. Cependant, c’est bien après la disparition des grandes carences nutritionnelles en Europe qu’est née l’idée qu’en dehors de toute malnutrition certaines maladies pouvaient être liées à des facteurs nutritionnels, et depuis les années 60, la recherche sur les liens entre alimentation et santé a fait d’énormes progrès.
Un problème de santé publique
Il est maintenant prouvé que les deux plus grandes causes de décès en France - maladies cardio-vasculaires et cancers - sont liées à notre façon de manger. On sait aussi que les facteurs alimentaires sont associés à la survenue de bien d’autres maladies très répandues comme le diabète, l’ostéoporose ou l’obésité et qu’une "bonne" nutrition est un facteur clé pour une "bonne" santé. Par exemple l’athérosclérose, phénomène de durcissement de la paroi des artères, commence parfois tôt dans la vie et peut être stoppée voire inversée si on limite les acides gras saturés dans l’alimentation. De même on peut être prédisposé génétiquement au diabète mais ne jamais être touché par la maladie si on maintient un poids acceptable. Enfin on connaît l’importance de consommer des fibres alimentaires pour diminuer le risque de cancer du colon.
Aliments et performance
Mais au-delà du rôle protecteur ou à l’inverse "à risque" de certains nutriments (vitamines bénies, cholestérol banni !), la notion d’une meilleure alimentation garante d’une meilleure santé au sens large a fait son chemin. Le rôle des aliments eux-mêmes et des comportements alimentaires sur les performances physiques et intellectuelles, sur la résistance aux infections ou encore dans la lutte contre le vieillissement sont communément admis. Il est également clair que la nutrition seule n’est pas l’unique gage pour une meilleure santé ou pour une vie plus longue, mais qu’elle intervient en complément de la pratique régulière d’exercice physique, de la réduction de la consommation de tabac et d’alcool, du contrôle du stress, d’une limitation de l’exposition aux risques environnementaux et autres facteurs d’amélioration de la qualité de vie.
Origine : www.doctissimo.fr
Autour de l’activité physique…
Des experts avancent des chiffres saisissants :
- Certaines dépenses de santé pourraient être baissées de 10 à 20 % par la pratique d’une activité physique régulière.
- 30 minutes quotidiennes d’activité physique modérée diminuent de 30 % la mortalité globale.
L’activité physique n’a pas besoin d’être intense, mais elle doit être régulière. Elle est intéressante à tous les âges et présente de nombreux bénéfices aussi chez les seniors.
En France s’installent des actions pour mesurer les avantages et les retentissements tant sur la santé que budgétaire, de la pratique régulière d’une activité.
La commission Prévention, Sport et Santé : un programme national dès l’automne.
A l’occasion du 32ème marathon de Paris, la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative a mis en avant les liens entre sport et santé. Car si ces liens paraissent aujourd’hui connus de tous, le passage entre la théorie et la pratique en est moins évident.
Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative et Bernard Laporte, secrétaire d’Etat chargé des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative ont souhaité qu’une réflexion approfondie sur les effets bénéfiques de la pratique sportive soit menée. Ils ont mis en place la commission Prévention, Sport et santé, présidée par le Pr. Jean-François Toussaint, directeur de l’IRMES (Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie sportive). Cette commission aura pour mission de détailler scientifiquement les bénéfices du sport en matière de prévention primaire, d’évaluer le niveau d’information de la population sur ce sujet, d’appréhender les raisons de la non-pratique pour y remédier, et surtout de savoir comment donner vraiment envie de pratiquer !
Pour atteindre ces objectifs, Roselyne Bachelot-Narquin et Bernard Laporte, ont voulu associer les expertises des milieux sportifs, universitaire, médical, paramédical et des collectivités territoriales. Une attention toute particulière sera portée sur :
- Les acteurs présents et futurs et leur intégration au dispositif,
- Les recommandations qui ont pu être formulées antérieurement par les organismes scientifiques les sociétés savantes et les groupes d’expert,
- Les programmes et mesures existants en France et à l’étranger dans ce domaine à leur efficacité et leur coût,
- Les gains escomptés en matière de dépenses de santé publique : chacune des propositions devra ainsi être assortie de ses coûts et rendements prévisionnels.
Les conclusions de cette commission seront rendues au mois de septembre et serviront à l’élaboration d’une politique de santé publique fondée sur la prévention.
Les bénéfices découlant de cette approche seront doubles en termes de santé publique et budgétaire.
Mieux dans nos baskets ! Mieux dans notre assiette !
Mieux dans nos baskets ! Mieux dans notre assiette ! est une action de sensibilisation aux changements de comportements. Elle a pour objectif de promouvoir l’activité physique et l’équilibre alimentaire en se fondant sur une dynamique familiale grâce à la mise en oeuvre d’activités physiques et d’ateliers culinaires. Les familles de l’agglomération strasbourgeoise seront incitées à modifier progressivement leurs comportements pour éviter les risques de surpoids et d’obésité et prévenir, de ce fait, leurs complications cardiovasculaires.
Cette action est portée par l’association RESOO (Réseau pour la prévention et la prise en charge de l’obésité) et organisée avec la Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports d’Alsace, le Comité Régional EPMM Sports pour Tous Alsace et l’Office des Sports de Strasbourg. Elle fait partie des sept projets sélectionnés pour 2008 au plan national par le comité scientifique de Agir pour la Prévention, une initiative de Sanofi-Aventis.
En pratique, « Baskets-assiette » propose à des familles volontaires de participer, de mai à octobre, à des activités physiques et culinaires. Les familles sont invitées à s’inscrire :
- Le dimanche à des activités sportives modérées, encadrées par des éducateurs,
- Le samedi ou en semaine, à des ateliers culinaires animés par des diététiciennes et des cuisiniers.
Si toute la famille peut se rendre aux ateliers d’activités physiques, c’est la personne qui cuisine le plus souvent qui est invitée à suivre les ateliers culinaires.
Cette campagne a été lancée les 17 et 18 mai lors des courses de Strasbourg.
Une manifestation de clôture sera organisée à l’occasion de la Semaine du goût, du 13 au 19 octobre. Les familles participeront alors, à une grande marche avant de partager un repas parrainé par un chef cuisinier alsacien de renom.
PENSA, programme de santé destiné aux seniors, a été lancé dans quatre villes pilotes, Cavalaires-sur-Mer, Contrexéville, Evreux et Royan.
PENSA (Prévention santé Et Nutrition des Seniors Actifs) se définit comme un programme de santé publique concret et pratique pour apprendre aux seniors de plus de 60 ans à bien vieillir. Pour ce faire, des opérations de promotion de l’hygiène de vie, de l’activité cérébrale, d’évènements, de loisirs ou d’activités physiques seront mises en place.
Soutenu par des experts reconnus et bénéficiant de la caution du Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports et du Ministère du Travail, des Relations Sociales et de la Solidarité. Initié par l’Association Fleurbaix Laventie Ville Santé, PENSA s’inspire de l’étude épidémiologique Fleurbaix Laventie Ville Santé et de l’ingénierie de projet conçue pour le programme EPODE (programme visant à enrayer la progression de l’obésité infantile et plus largement à favoriser dans les familles l’adoption d’habitudes de vie plus saines). Un programme pertinent face au vieillissement démographique, résultat d’une espérance de vie qui s’accroît de trois ans tous les dix ans. « L’appareil locomoteur des seniors aime le sport », rappelle le Dr Stéphane Cascua. Une activité physique progressive, modérée, régulière, diversifiée est source de nombreux bénéfices, y compris dans cette tranche d’âge. « Il faut bouger plus et bouger mieux pour mieux vivre et vivre mieux ». A chaque année, également, son thème de réflexion prioritaire et son fil rouge santé décliné dans le cadre du journal semestriel « PENSA ». L’année 2008 est consacrée aux activités de plein air et à l’ostéoporose.
Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°332
Des fruits pour les enfants !
En Angleterre, 1/3 des enfants mangent moins d’un fruit par jour, et la proportion est la même pour les légumes ! En France, la situation est pire encore : 81 % des enfants de 3 à 14 ans mangent moins de trois portions de fruits et légumes par jour. Lors du congrès EGEA 3 (Conférence internationale sur les bénéfices santé du régime méditerranéen) qui s’est tenu à Rome en mai 2005, les bambins étaient de tous les débats. La question : comment leur faire manger plus de fruits et légumes, indispensables à leur santé.
Les parents ne font pas le poids !
Faire apprécier les fruits et légumes aux enfants ne semble curieusement ne pas aller de soi : dans toutes les enquêtes menées auprès des petits, les légumes sont souvent considérés comme les aliments les moins appétissants ! Certes, difficile pour les parents de lutter contre ces préférences surtout qu’ils ne sont pas aidés par l’environnement. Comme le souligne le Dr Jean-Marie Le Guen1 dans un livre sur l’obésité des enfants, chaque bambin passe en moyenne 2 h par jour devant la télé. Or il subira ainsi 15 à 20 minutes de publicité… dont 70 % seront des snacks, biscuits, céréales et autres aliments transformés… Sans parler de la formidable offre de biscuits, chocolats et autres snacks, qui rivalisent de couleurs attirantes, et mettent souvent en scène les héros des enfants.
Du goût avant tout !
Mais il est heureusement possible d’aider ses enfants à manger plus sainement, en consommant un peu plus de fruits et légumes. Pour commencer, inutile d’acheter des fruits qu’ils n’aiment pas. Vous connaissez certainement les préférences de votre enfant dans ce domaine. Mais cela ne suffit pas, il faut leur proposer des fruits et légumes appétissants, avec du goût, pour réussir à leur "redonner la cote". Alors n’hésitez pas à emmener vos petits sur les marchés, pour leur faire goûter et choisir ce qu’ils veulent. Autre possibilité : vous rendre chez un de ces producteurs qui proposent de cueillir les fruits. Vos enfants se prendront forcément au jeu, autrement plus amusant que de mettre un paquet de biscuits dans le caddie.
Origine : www.doctissimo.fr
La Fraîch’attitude du 28 mai au 8 juin
La semaine de la Fraîch'attitude est une action nationale de sensibilisation pour prendre conscience de l'urgence qu’il y a, à retrouver un équilibre alimentaire et à revenir à une alimentation simple, à base de produits naturels, essentiels à la vie de chacun.
Cette année, la 4ème édition de cette semaine Fraîch’attitude, vous prépare des surprises toujours plus gourmandes et innovantes : défis savoureux improvisés à la cuisine Fraîch’attitude, distributions fruitées pour les parisiens à vélo ou encore rallye pédestre à travers les richesses souvent méconnues de la capitale…
Des idées originales pour redécouvrir les fruits et légumes frais !
Chiffres de consommation des fruits et légumes :
35 % des adultes consomment moins de 3,5 portions de fruits et légumes par jour, 43 % en consomment plus de 5 par jour, soit 400 g.
58 % des enfants, et de façon comparable chez les garçons et les filles, consomment moins de 3,5 fruits et légumes par jour,
20 % seulement en consomment 5 ou plus par jour.
Évolution des consommations des fruits et légumes entre INCA 1(1998-1999) et INCA 2 (2006-2007)
Chez les adultes, la consommation de légumes est restée stable à 135 g/j chez les hommes et à 141 g/j chez les femmes. Celle des fruits frais et transformés a augmenté d’environ 16%.
Chez les enfants de 3 à 14 ans, la consommation de l’ensemble de ce groupe d’aliments demeure très stable avec des niveaux de consommation proches de 145 g/j chez les filles et de 143 g/j chez les garçons. Cette stabilité concerne aussi bien les fruits que les légumes.
La consommation de compotes et de fruits cuits a, en revanche, augmenté d’environ 16%.
Chez les adolescents, la consommation de fruits a augmenté de 12%, passant de 64 g/j (1998-1999) à 71 g/j en 2006-2007.
Recommandations
Objectif du PNNS (Programme National Nutrition Santé) : « Augmenter la consommation de fruits et légumes afin de réduire le nombre de petits consommateurs d'au moins 25 %. »
Repère de consommation : Au moins 5 par jour, à chaque repas et en cas de petits creux, crus, cuits, nature ou préparés, frais, surgelés ou en conserve.
Objectif spécifique du PNNS : « Améliorer le statut en folates des femmes en âge de procréer, notamment en cas de désir de grossesse. »
Recommandation : Consommer des légumes, notamment à feuilles qui sont d’excellentes sources de folates ou vitamines B9, est un bon moyen d’atteindre cet objectif.
Quelques animations
PARIS- La Fraîch'attitude se met en « selle » - le 28 mai 2008
Le vélo et la Fraîch’attitude sont avant tout un style de vie : faire du bien à son corps et à son esprit. Quoi de plus naturel, en la matière, que d’associer le vélo à cette semaine dédiée au bien être, à la santé et au plaisir !
En partenariat avec le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche et en collaboration avec les grossistes en fruits et légumes frais (Auchan, ID fruits et Les Vélos Parisiens), la filière fruits et légumes offrira à tous les parisiens à vélo une journée 100% fruitée en leur donnant un fruit à croquer. Ainsi 30 000 Parisiens à vélo pourront déguster un fruit ou un légume grâce à 24 étapes gourmandes réparties dans la capitale :
- 6 « Fraîch’Bars » proposeront simultanément, une pause vitaminée en distribuant un fruit ou un légume aux cyclistes.
- 18 « Fraîch’Stop », des animateurs en roller sillonneront la capitale pour offrir aux cyclistes un fruit ou un légume à croquer.
PARIS 10ème - 60 rue du Faubourg poissonnière - Cuisine Fraîch'attitude - du 30 mai au 8 Juin 2008 -
Grâce à des ateliers pour cuisiner les fruits et légumes de printemps, les participants vont parcourir toutes les étapes menant de l’impulsion gourmande à la modélisation de leurs créations culinaires et la rédaction de recettes. Il s’agit là de rompre avec nos habitudes et réflexes culinaires pour se mettre très gentiment « en danger » et développer son esprit créatif. Un défi qui s’annonce plutôt gourmand !
FREJUS- Place de la république - Journée Fraîch'attitude - le 31 juin 2008 -
Différents pôles d'animations :
La Chambre d'Agriculture du Var offrira des dégustations de jus de fruits, et organisera des jeux sur les senteurs.
Le Syndicat de défense de la Figue AOC de Solliès présentera un panneau d'information sur les valeurs nutritionnelles de la figue. Là encore, dégustations de jus de fruits, confitures et cerises seront organisées.
Les jeunes agriculteurs du Var proposeront des dégustations de fruits et légumes de saison, des animations sur les saisons et le jeu « Comment ça pousse ? » (cerises, fraises, pêches, melons, abricots, salades, pommes de terre...).
Une diététicienne et l'association "Cœur et santé" animeront un stand de jeux et d'informations sur les fruits et légumes.
Et pleins d'autres surprises !!!
L’info en plus :
Le 22 mai dernier s’est tenue à la Maison de la Chimie à Paris la première rencontre de la Fondation Louis Bonduelle. Face à une consommation de fruits et de légumes qui reste trop faible en France, la Fondation Louis Bonduelle a décidé d’agir. Depuis déjà trois ans, elle mène des opérations concrètes et ciblées pour casser les idées reçues et ainsi remettre les légumes au coeur de nos assiettes...
Pour les enfants : « Les Robins du potager » a permis à des enfants de 9 à 11 ans de se familiariser avec les légumes en allant visiter un potager puis en cuisinant de façon originale le produit de leur cueillette ;
Pour les étudiants : « Légumes 2000 » propose des outils multimédias inédits tels que des recettes téléchargeables au format audio mp3 ;
Pour ceux qui prennent des repas à l’extérieur : « Le jour du légume » met en avant la notion de plaisir et d’innovation. Chaque mardi le légume est la star du repas dans les établissements de restauration collective et commerciale hors foyer.
Pour les personnes en situation de précarité : « Ateliers La Ronde des légumes », en collaboration avec le Secours Populaire Français, une série d’ateliers ludo-pédagogiques sont régulièrement mis en place pour faire découvrir aux familles en difficulté comment manger davantage de légumes en tenant compte de leurs goûts, de leurs habitudes alimentaires tout en veillant à l’équilibre budgétaire.
La fondation Louis Bonduelle compte bien élargir son terrain d’actions pour parvenir à toucher un public le plus large possible ! Trois ans d’actions et de succès...
Avec pour seul objectif de redonner l’envie de légumes à tous.
Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°333
La perception de la nutrition par les enfants
Les 7-15 ans ont conscience qu’une bonne alimentation leur garantit une bonne santé. Mais il y a encore du chemin à faire pour qu’ils associent le « bien-manger » et le plaisir.
Importance d’une alimentation équilibrée
En plein débat sur l’obésité, les enfants prennent conscience de la nécessité de bien manger. Plus de 8 adolescents sur 10 trouvent qu’il est important d’avoir une alimentation équilibrée. Les filles réagissent davantage à la notion de nutrition que les garçons. Une alimentation équilibrée permet d’avoir une « bonne santé » pour 84 % d’entre eux, de se sentir en forme pour 37 % et de pouvoir faire du sport pour 32 %. Le message est également bien passé auprès des plus jeunes, les 7 - 11 ans. La santé et l’alimentation sont incontestablement liées, 84 % des enfants établissent la corrélation entre les deux.
Manger pour vivre…
Les élèves de l’école élémentaire identifient parfaitement les conséquences positives ou négatives de l’alimentation. Les incidences négatives d’une mauvaise alimentation sont multiples, surpoids, obésité ou, a contrario, anorexie et amaigrissement, risque de maladies, santé dégradée, mal au ventre. Pour les élèves de l’école élémentaire, bien manger permet de « bien grandir », de garder « une bonne santé », de « donner de l’énergie »… et « de vivre ». Pour les adolescents manger c’est d’abord pour :
- 55 % une chose indispensable pour vivre,
- 23 % un plaisir,
- 10 % un moyen de conserver la santé,
- 7 % un moment à partager avec d’autres,
- 4 % rien de particulier,
- 1 % une contrainte.
Équilibre alimentaire et plaisir vont de pair
Pour 68 % des adolescents, manger équilibré, permet de se faire plaisir en mangeant.
Mais…
- Pour 40 %, si on fait du sport, on peut manger ce que l’on veut.
- Pour 38 %, en période de croissance, on peut manger ce que l’on veut.
- Pour 23 %, manger équilibré, cela veut dire ne manger ni sucreries, ni produits gras.
La notion de plaisir l’emporte largement. Les aliments gras et sucrés ne sont pas incompatibles avec un bon équilibre nutritionnel.
Le plaisir est associé au choix…
A la question « Lorsque tu choisis toi-même tes repas, qu’est ce qui est le plus important pour toi ? ». Les adolescents répondent à :
- 73 % de sélectionner les aliments qu’ils aiment,
- 10 % de manger équilibré,
- 8 % qu’il n’y a pas de règle précise,
- 4 % de manger vite,
- 3 % de ne jamais choisir eux-mêmes leur repas,
- 2 % de ne pas dépasser un certain budget.
L’influence de la catégorie socioprofessionnelle du chef de famille
Les adolescents issus de milieux favorisés sont deux fois plus nombreux à estimer qu’ils ont une alimentation équilibrée que dans les familles d’ouvriers. A l’inverse, plus la catégorie socioprofessionnelle du foyer est basse, plus les adolescents ont le sentiment d’avoir une alimentation mal équilibrée. Ainsi à la question « Dirais-tu que tu as globalement une alimentation mal équilibrée ? » on obtient 16 % de réponse positive quand le chef de famille à une profession indépendante ou qu’il est cadre supérieur, 22 % quand il a une fonction d’encadrement ou qu’il est technicien, 25 % quand il est employé et 32 % quand il est ouvrier.
La perception des messages nutritionnels…
54 % des adolescents interrogés trouvent ennuyeux d’entendre parler de nutrition. Pour 46 % d’entre eux, manger équilibré est quelque chose de contraignant.
L’information sur la nutrition est perçue comme suffisante, intéressante mais difficile à comprendre. 46 % des adolescents trouvent que les messages sont trop répétitifs et seulement 18 % d’entre eux se sentent concernés. 16 % les jugent même inutiles. À l’école primaire, 65 % des enfants pensent que ces messages n’ont pas changé leurs habitudes alimentaires.
Les parents, première source d’informations et largement décideurs.
À la question « Quelles sont tes sources d’informations sur les grands principes pour avoir une alimentation équilibrée ? »
- 78 % des adolescents répondent ma famille mes parents,
- 7 % les médias,
- 6 % le médecin,
- 4 % les professeurs ou le personnel scolaire,
- 2 % une diététicienne,
- 1 % les animateurs et les entraîneurs de sports et de loisirs.
Les parents ont une place importante dans le choix des repas puisque dans 64 % des cas, les parents contrôlent la majorité des repas et pour 14 % tous les repas ou presque. Le niveau de contrôle des repas par les parents diminue avec le niveau de scolarisation. Il passe de 83 % pour les adolescents de 6e et 5e à 70 % pour ceux qui sont en seconde et première. Il augmente aussi avec le niveau des revenus, il est plus marqué dans les foyers aisés.
D’après Claude Fischler, sociologue et spécialiste de l’alimentation, les Français mangent à heures fixes. Le modèle français n’est pas idéal, mais il présente un rapport social plutôt qu’individuel à l’alimentation. Cette sociabilité nous aide à réguler nos apports alimentaires. Pour nous, manger un sandwich debout à midi, ce n’est pas manger, c’est se nourrir. Ce modèle nous a permis de rester dans une moins mauvaise situation face à l’obésité que d’autres pays.
Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°329
la restauration collective lance le défi du bio
Dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, la restauration collective lance le défi du bio. Plus de 71 % des établissements ont déclaré vouloir introduire du bio d'ici trois ans.
Sept restaurants sur dix ont déclaré vouloir introduire des produits bio d'ici 2012
Début 2009, l'Agence bio a confié au cabinet Gressard en partenariat avec CSA une étude pour mesurer le niveau d'introduction des produits biologiques dans le secteur de la restauration collective et les perspectives de développement. A ce jour, 36 % des établissements de restauration collective ont déclaré proposer des produits bio ne serait-ce que de temps en temps, et 35 % ont pris cette décision en 2008, contre 25 % en 2007. Le secteur de l'enseignement est davantage concerné avec 46 % des établissements. Au total, 44 millions d'euros ont été dépensés pour l'achat de produits bio en restauration collective en 2008. Et les plus fortement présents ont été les fruits (pomme, poire, orange, banane, kiwi), les produits laitiers et les légumes (carottes, crudités, tomate, salades, pommes de terre, poireaux). Cette hiérarchie est respectée dans tous les segments de restauration (public/ privé). Au total, 28 % des établissements ont déclaré avoir acheté des fruits et 22 % des légumes.
Quant à la question du surcoût, 14 % des établissements ayant introduit des produits « bio », ont déclaré ne pas avoir de surcoût, 86 % ont déclaré un surcoût de 23 % en moyenne.
En termes de développement, le cabinet Gressard annonce que parmi les établissements qui n'ont pas encore introduit de produits « bio », la moitié a déclaré avoir l'intention de le faire.
71 % des restaurants collectifs ont déclaré vouloir le faire d'ici 2012, soit dans 7 restaurants sur 10 d'ici trois ans. Et parmi les établissements souhaitant introduire du bio, 30 % souhaitent que ce soit des fruits et 27 % des légumes. Sur un total de 7 Md€ HT d'achats alimentaires, seul 0,6 % concerne le bio (44 M€).
« Si on estime une évolution correspondantaux objectifs du Grenelle (20 % de produits bio en RHC), cela représenterait une progression à 180 M€d'achat en bio en 2012, explique Elisabeth Mercier, la directrice de l'Agence bio. Et si nous tenons compte des intentions, ce serait 285 M€. Plus spécifiquement sur les fruits et légumes avec l'objectif cela représenterait 80 M€ d'achat, soit un facteur de 9,6 de progression comparé à 2008. » . A.-S. M.
D’après fldhebdo n°695 du 6 octobre 2009
Le Grenelle de l’environnement et l’alimentation
Thème :
Le Grenelle de l’environnement et l’alimentation
Le Grenelle de l’environnement a fait le pari d’élaborer des mesures radicales, indispensables pour lutter contre le réchauffement climatique et la dégradation des ressources naturelles. Ces mesures modifieront les habitudes collectives et individuelles. Les conclusions ont été rendues à la fin de la semaine dernière. Certaines d’entre elles concernent le secteur alimentaire…
Chronologie…
27 mai 1968 : C’est à cette date qu’ont été signés au ministère du travail rue de Grenelle, des accords sur les salaires et la durée du travail. Ce fut la première étape pour désamorcer le mouvement de mai 1968. Cette date historique est à l’origine du terme « Grenelle ».
27 septembre 2007 : Après 1000 heures de débats et 53 réunions, une centaine de mesures possibles sont proposées pour aboutir à une nouvelle politique écologique de la France.
Fin septembre à mi-octobre 2007 : Les Français apportent leurs contributions aux débats, par Internet et dans des forums organisés dans les régions.
24 et 25 octobre 2007 : Synthèse des débats au ministère de l’Écologie. Proposition de mesures concrètes destinées à élaborer une « loi de programme » qui pourrait être votée début 2008.
25 octobre 2007 : Nicolas Sarkozy présente les premières conclusions du Grenelle de l'environnement.
Les mesures annoncées par le chef de l'Etat deviendront des plans d'action, finalisés mi-décembre. Ces plans d’action seront regroupés dans le cadre de la grande « loi de programme » à venir, loi qui décrit les objectifs que se fixe l'État dans un domaine pour les années à venir et les moyens financiers qu'il envisage d'y consacrer.
Quelques chiffres…
81 % des consommateurs estiment que ce sont les citoyens qui sont les mieux placés pour faire pression sur les entreprises et les pouvoirs publics pour faire changer les choses en matière de développement durable. Les industriels arrivent juste derrière (79 %), ensuite les politiques (65 %) et les distributeurs (49 %) se trouvent plutôt en retrait.
89 % des consommateurs se déclarent prêts à privilégier un produit dont l’impact sur l’environnement est plus faible ou bénéfique. 88 % se déclarent prêts à privilégier un magasin ayant pris des dispositions en faveur de l’environnement.
82 % des consommateurs se déclarent prêts à boycotter une marque ou un produit et 77 % un distributeur qui leur semble néfaste pour l’environnement.
6 groupes de travail de 40 membres, ont été rassemblés sur 6 thématiques majeures pour le Grenelle de l’environnement : Changements climatiques - Biodiversité et ressources naturelles - Santé et environnement - Production et consommation durable - Démocratie et gouvernance - Compétitivité et emploi.
2 ateliers intergroupes ont aussi été créés : L’atelier OGM - L’atelier Déchets.
5 collèges, réunion de personnes de même fonction, sont représentés dans chaque groupe. Ils représentent les acteurs du développement durable : L’état - Les collectivités locales - Les ONG - Les employeurs - Les salariés.
Pour le secteur alimentaire…
Dans son discours de clôture du 25 octobre, le président de la République a annoncé :
- Le triplement de la part de l'agriculture biologique, pour atteindre 6 % de la surface agricole utile en 2010.
- L’introduction d'au moins un repas par semaine issu de l’agriculture biologique dans les cantines publiques. Des objectifs beaucoup plus importants seront fixés par le gouvernement dans les mois et les années qui viennent. Les cahiers des charges de la restauration collective imposeront des produits labellisés ou issus d’exploitations certifiées. Le chef de l’Etat engage les régions à faire de même.
- L’urgence de prendre au sérieux l’usage croissant de produits pesticides dont la dangerosité est connue. Il demande de réduire de moitié leur usage, "si possible d'ici dix ans", en accélérant la diffusion des techniques alternatives. Pour atteindre cet objectif il a promis d'accélérer la mise au point de substances de substitution. De plus, il a jugé urgent de renforcer la recherche publique.
- Sur la question des OGM, il indique que la vérité est que nous avons des doutes, sur l'intérêt actuel des OGM pesticides, sur le contrôle de la dissémination des OGM, sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM. Et, dans le respect du principe de précaution, il souhaite la suspension de la culture commerciale des OGM pesticides. Ceci, en attendant les conclusions d'une expertise. Cette expertise sera conduite par une nouvelle instance, créée avant la fin de l'année.
- Tous les OGM ne doivent pas pour autant être condamnés. Notamment les OGM d’avenir, qui sont peut-être le seul moyen pour nourrir la planète demain. Il indique qu’il faut accélérer la recherche et sanctionner ceux qui détruisent des parcelles de recherche.
- Être en faveur de l’étiquetage du « coût en carbone » des produits de consommation courante.
- Il souhaite aller plus loin et indique qu’il n'est pas normal qu'un produit traversant le monde coûte moins cher qu'un produit local, parce que le prix de son transport et de sa production n’intègre pas ses émissions de gaz à effet de serre. Il pose cette question à l’Union Européenne, en précisant la nécessité de taxer les produits venant de pays ne respectant pas le protocole de Kyoto d'ici 6 mois.
- Que si un produit propre existe, il doit être moins cher qu’un produit polluant. Il demande la création d’une TVA à taux réduit sur tous les produits écologiques qui respectent le climat et la biodiversité. Là encore, la décision relève de la commission européenne.
Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°306
Le Monde de Noël
L’origine du Père Noël
C'est Saint Nicolas qui aurait inspiré le Père Noël. Saint Nicolas aurait été importé d’Europe aux Etats-Unis au 17e siècle. Il y aurait subi des transformations culturelles et vestimentaires pour se transformer en un personnage plus convivial, le Père Noël. Il y aurait également pris l'ampleur commerciale que nous connaissons.
En 1821, un pasteur américain, écrivit un conte de Noël dans lequel un personnage sympathique apparaît, le Père Noël, dans son traîneau tiré par des rennes. Il le fit dodu, jovial et souriant. Il remplaça la mitre du Saint Nicolas par un bonnet, sa crosse par un sucre d'orge, l'âne par 8 rennes et le débarrassa du Père Fouettard.
En 1860, un illustrateur caricaturiste d’un journal new-yorkais, le revêt d’un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d'un large ceinturon de cuir…
En 1931, dans une image publicitaire le père Noël prend une nouvelle allure, la longue robe rouge a notamment été remplacée par un pantalon et une tunique. Cette publicité diffusée par la compagnie Coca-Cola souhaitait inciter les consommateurs à boire du Coca-Cola en hiver…
Nous vous laissons la curiosité de rechercher d’autres origines de ce personnage haut en couleurs.
En Europe
- En Espagne, les gâteaux du 7e Ciel embaument les couvents. Ces gâteaux, « mantecados de jerez » et « yoma » (petits gâteaux secs au xérès et au jaune d'oeuf), « naranjines » (langue de chat à l'orange), « pastas de té » (gâteaux au beurre pour le thé), « nevaditas » (pâtisseries neigeuses saupoudrées de sucre glace)... sont confectionnés par des religieuses. Cette tradition remonte au Moyen-Âge, mais elle a pris de l'ampleur depuis une dizaine d'années.
- En France, comme dans d’autres pays, les traditions diffèrent selon les régions. Le Noël Provençal en est un exemple. Il comprend un « gros souper » : 7 plats suivis des fameux 13 desserts. Les plats ne contiennent jamais de viande, uniquement des poissons, des coquillages, des légumes... Les 13 desserts comprennent notamment les 4 mendiants (figues sèches, amandes, raisins secs et noix), les dattes, les nougats (noir et blanc), la pompe (galette ronde aplatie à l’huile d’olive), les oreillettes (petites gaufres légères et fines), les fruits frais (mandarines, oranges, poires)....
- Dans les Pays d’Outre-Manche, on prépare le « Christmas Pudding » juste après le discours de la Reine et à temps pour le « Five O'Clock Tea ».
- En Finlande, c'est le parfum de la mer qui embaume les cuisines, saumon ou oeufs de lavaret, de corégone blanchâtre et de lotte qui n'ont rien à envier au caviar...
- En Norvège, traditionnellement, on sert le « lutefisk », une morue bouillie, servie avec une purée de pois cassés, des pommes de terre nouvelles, du bacon, de la moutarde et du fromage de chèvre. Mais bien des Norvégiens dérogent à la tradition et préfèrent se régaler de poules des neiges, de saumon et de cochonnailles.
- Au Portugal, le 24 décembre, on sert la morue bouillie avec des pommes de terre à l’eau et des légumes. Elle est suivie de « Massa de Filhos », une pâte levée trempée dans l’huile bouillante puis saupoudrée de sucre et de cannelle. Le lendemain, on prépare une table garnie de pâtisseries de Noël, les « sobremesas » et de fruits secs, natures ou confits avec une amande au centre. Cette table restera jusqu’au « Dimanche des Rois » pour que tous puissent trouver des douceurs en venant échanger les voeux de Noël et du Nouvel An.
- En Suède, ce qu'il y a de plus typique c'est le « glögg », un vin bien épicé que l’on sert avec du pain d'épices, il fleure bon les parfums et la chaleur de la tradition.
- En Ukraine, on se base encore sur le calendrier Julien. Aussi, on peut fêter Noël le 7 janvier. La nuit du 24 décembre fait tout de même l'objet de festivités. L'apogée du Noël ukrainien est le "repas saint" ou « Sviata Vechera », qui ne doit contenir aucune viande ni produit laitier. Il est composé surtout de céréales, de poissons, de légumes et de fruits, sans beurre mais avec des graisses végétales.
En Amérique du Nord
- Aux Etats-Unis, dégustez le « gâteau du Président », le même gâteau que mangera le Président le 24 décembre à minuit. Une recette de plus de 2 siècles à la Maison Blanche et une tradition qui remonte à l’époque d’Abraham Lincoln. Ce gâteau, de type brioché est préparé avec des pétales de roses, du brandy et de l’écorce d’orange.
- Au Québec, découvrez LA recette de la « tourtière ». Au départ, la tourtière désigne le plat pour faire des tourtes. En 1611, elle a commencé à désigner la pâtisserie composée de viandes ou de poissons cuite dans ce plat. Il y a autant de recettes que de régions, auxquelles on doit ajouter le petit secret de chaque cuisinière... L’age a donc aussi son importance et si on a 20, 40 ou 60 ans la recette de notre mère risque de ne pas être la même. Enfin dans une même région, il y a des variantes de ville en village, voire de clocher en clocher. Voilà une polémique régionale et familiale qui n'est pas prête de s'éteindre...
Plus au Sud
- Au Mexique ou au Nouveau-Mexique, le piment flotte dans l'air et émane aussi bien de la dinde au chocolat que du « posolé ». Variante de l’incontournable Chili, c’est une bouillie de farine de maïs séchée servie en soupe épaisse ou en ragoût avec des piments.
- À Hawaï, la table du réveillon comme celle des jours de fête se compose pour certains, de dinde farcie et de purée de pommes de terre. Pour d'autres, c’est le jambon traditionnel, les pommes de terre en gratin et les ignames. Ce qui diffère, ce sont les plats qui viennent s'y ajouter. Ils proviennent des natifs, de l'Asie et de l'Europe et reflètent le caractère multi-ethnique des îles.
Aux Antilles
- Aux Antilles françaises, après avoir savouré le rhum à petites gorgées, on apporte sur la table une soupe aux pois d'angole agrémentée de quelques morceaux de viande salée. Puis viennent les plats de résistance qualifiés "tout cochon". Ce dernier est cuisiné sous forme de boudin, pâté et ragoût. Le jambon est aussi de la fête et sent le bon vieux rhum et le sucre de canne. Le clou de la fête demeure le « pône », un pain composé de patates douces, de giraumon (potiron local), de sucre, de vanille, de raisins, de cannelle, le tout, enduit de beurre et doré au four. En Guadeloupe, la farandole des douceurs prévoit un blanc-manger au lait de coco, un quatre-quarts, des « chadecs confits», ces pamplemousses géants à l'écorce encore verte...
En Asie
- Au Japon, cette fête a été introduite alors qu’il commençait lentement à s’ouvrir sur le monde et accueillait un certain nombre d'occidentaux, qui fêtaient naturellement Noël. Ensuite, la curiosité des Japonais et le mercantilisme aidant, la célébration de Noël s’est transmise lentement. Noël y est essentiellement une fête pour les couples, l'occasion de sortir au restaurant ou de faire des cadeaux aux enfants autour d'un « gâteau de Noël ».
L’info en plus... Afin de vous souhaiter d’avance une Bonne Année 2008 !
Le 31 décembre, sur le coup de minuit, on lève partout son verre à la nouvelle année et chaque pays a ses propres traditions. En Espagne, par exemple, à chacun des 12 coups de minuit, on avale un grain de raisin. Les 12 grains symbolisent la chance pour chaque mois de l'année.
Peu importe l’endroit où vous êtes, il suffira d’en profiter au mieux…
Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°313
Les apports en protéines - rapport de l’AFSSA
En 2004, l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) s'est auto-saisie sur la question des apports en protéines de la population française. Fruit de trois années de travail, le rapport « Apports en protéines : consommation, qualité, besoins et recommandations » vient d'être publié. Il propose un panorama complet de la littérature scientifique en matière de protéines alimentaires et fait le point sur la réglementation en vigueur. Issu d’une réflexion collective menée chez l’individu sain ou à risque, ce rapport a été validé par le comité d’experts spécialisé « Nutrition Humaine ».
Il avait plusieurs objectifs :
· Évaluer les consommations de protéines en France, selon les âges et les catégories de populations.
· Effectuer un état des lieux des données concernant d’une part, les besoins en azote et en acides aminés indispensables pour différentes catégories d’âge et de situations physiologiques particulières et d’autre part, les recommandations.
· Évaluer les limites minimales et maximales d’apports en protéines et en acides aminés des régimes dans différentes situations et pour différentes populations.
· Déterminer les critères pertinents d’évaluation de la qualité des sources de protéines alimentaires et des ingrédients protéiques.
· Évaluer les justificatifs scientifiques des allégations relatives aux protéines, aux peptides et aux acides aminés.
Plusieurs définitions sont proposées : besoin nutritionnel, apport nutritionnel conseillé (ANC), limite supérieure de sécurité.... En particulier, le terme d’ANC a été utilisé à des fins d’uniformité lexicale et de simplicité. Néanmoins, l’interprétation n’est ici pas identique à celle des autres nutriments. En effet, dans le cas des protéines, la consommation spontanée est bien supérieure à l’ANC et il n’y a pas d’élément à ce jour pour indiquer qu’elle présente un risque et le critère retenu pour calculer le besoin, à partir duquel est calculé l’ANC, est un critère minimal. Ainsi, l’ANC en protéines ne constitue aucunement une cible qu’il serait « conseillé » d’atteindre, par une diminution des apports spontanés mais bien plutôt une valeur de référence minimale, la plus petite que l’on puisse scientifiquement objectiver.
Dans ce rapport, une limite de sécurité, définie comme une limite au-delà de laquelle il apparaît un risque lié à une surconsommation de nutriment, n’est proposée ni pour l’azote, ni pour les acides aminés, par manque de données expérimentales et épidémiologiques. Cependant, deux seuils d’apport protéique au-delà desquels les apports sont considérés comme élevés ou très élevés sont proposés.
Le rapport considère les populations des adultes, des nourrissons et enfants en bas âge, des enfants et adolescents, des femmes enceintes ou allaitantes, des personnes âgées, des végétariens et des sportifs. Par exemple, chez l’adulte en bonne santé, le besoin nutritionnel moyen en protéines est établi, avec un niveau de preuves élevé concernant le bilan azoté à 0,66 g par kg et par jour et un apport nutritionnel conseillé est établi à 0,83 g par kg et par jour.
Des estimations des besoins moyens pour chaque acide aminé indispensable (AAI) sont également établies pour l’adulte en bonne santé. Toutefois, le groupe de travail a choisi de ne pas définir d’apports nutritionnels conseillés en AAI et considère préférable de prendre en compte l’apport nutritionnel conseillé en protéines et leur qualité définie sur la base de leur composition en AAI, selon l’approche définie dans le rapport.
La confrontation des données de consommation protéiques aux estimations du besoin des individus et aux seuils d’apports protéiques élevés et très élevés définis par le groupe, a permis d’estimer la prévalence d’apports probablement insuffisants, satisfaisants, élevés ou très élevés dans les différentes catégories de sexe et d’âge de la population française.
Les données sur des effets plus spécifiques d’acides aminés et de protéines identifiées sur des fonctions physiologiques, des tissus et des organes sont analysées dans le rapport. Ainsi, le métabolisme des protéines ainsi que les conséquences physiologiques de régimes riches en protéines (satiété, développement du tissu adipeux, risque cardio-vasculaire, effets positifs ou négatifs sur divers tissus et organes, rapport protéines animales/protéines végétales...) sont étudiés. Les métabolismes protéinogène et non protéinogène des acides aminés et leur toxicité sont étudiés. Les données disponibles sur les niveaux d’apports moyens quotidiens en acides aminés sont présentées. Chez l’homme sain, l’intérêt d’apporter des acides aminés libres à des doses supra-nutritionnelles n’est pas prouvé. On ne peut garantir l’absence de toxicité, d’un apport en acides aminés libres à des doses supra-nutritionnelles compte tenu de l’absence de données sur les limites supérieures de sécurité et des risques de déséquilibres métaboliques et physiologiques associés à ce type d’apport.
Le rapport s’intéresse à l’évaluation de la qualité nutritionnelle de l’apport protéique. La méthode utilisée est celle du PD-CAAS, Protein Digestibility Corrected Amino Acid Score. Elle contient deux profils de référence en acides aminés indispensables : un profil nourrisson et un profil adulte. Dans la mesure du possible, les valeurs de PD-CAAS devront être complétées par d’autres valeurs. Les autres types d’approche pour l’évaluation de la qualité nutritionnelle de l’apport protéique sont ainsi également analysés.
En ce qui concerne les allégations, le rapport contient des propositions concernant les allégations nutritionnelles du type « source » ou « riche en protéines », celles relatives au rôle des protéines, celles relatives aux effets spécifiques d’acides aminés particuliers, celles relatives aux relations entre les protéines, le métabolisme énergétique et la prise alimentaire et celles relatives à des composés bioactifs protéiques et peptidiques.
Une synthèse de la réglementation en vigueur et des avis de l’Afssa est proposée. Le rapport fait état des principales recommandations de recherche identifiées par le groupe.
L’info en plus : Des fruits et des légumes, mais aussi des féculents
Jusqu’au 27 juin, la télévision diffuse deux spots de 30 secondes, avec pour slogans : « au moins 5 fruits et légumes par jour » et « des féculents à chaque repas ». En appui de cette campagne de l’INPES, deux dépliants sont diffusés dans les mairies et les centres de PMI. Ils peuvent également être consultés sur le site www.mangerbouger.fr <http://www.mangerbouger.fr> qui présente par ailleurs, une nouvelle identité graphique.
Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°335
Les besoins en matière d’étiquetage nutritionnel - De nouvelles mesures de lutte contre l’obésité in
Les besoins en matière d’étiquetage nutritionnel
En janvier 2003, la Commission européenne a ouvert une consultation sur la révision des textes définissant l’étiquetage nutritionnel. L’étiquetage devrait permettre aux consommateurs de mieux intégrer les critères nutritionnels dans leurs choix alimentaires. Dans sa version actuelle, il répond mal à cet objectif car il demeure très technique et peu lisible.
D’autre part, la multiplication d’étiquetages différents, tant sur le fond que sur la forme, complique la tâche des consommateurs.
La CLCV (Consommation Logement et Cadre de Vie) travaille depuis plusieurs années sur la question de la perception de l’information nutritionnelle, dont l’étiquetage est une composante. En 2006, une enquête auprès de 1200 personnes a permis d’évaluer la compréhension et la perception de divers systèmes d’étiquetage nutritionnel par les consommateurs. Un certain nombre d’aspects formels et pratiques, mais non moins essentiels, restaient cependant à étudier. La CLCV et la DGAL (Direction Générale de l’Alimentation) ont convenu d’entreprendre une nouvelle étude quantitative avec pour objectif de fournir aux instances européennes des données fiables et précises sur ces questions.
Étude sur l’étiquetage nutritionnel, 2007, CLCV-DGAL
Le questionnaire de l’étude comportait 23 questions, toutes à choix multiples, à l’exception d’une question ouverte. Cette étude a notamment permis de tester 4 systèmes d’étiquetage nutritionnel : le tableau, les barres, les cases et les cadrans. Les dix dernières questions portaient sur les informations sociodémographiques. Ce questionnaire a été soumis en mai et juin 2007, à 1033 personnes.
Les principaux résultats de cette étude quantitative sont les suivants :
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Depuis 2004, les habitudes de lecture de l’étiquetage nutritionnel sont stables. En 2007, 43,6 % des consommateurs déclarent le lire souvent, 39,9 % rarement et 16,5 % jamais.
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De 2004 à 2007, il n’y a pas d’évolution majeure dans l’intérêt déclaré pour la nutrition. 63 % des consommateurs sont intéressés (beaucoup ou parfois) et 37 % le sont peu ou pas du tout.
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L’intérêt pour la nutrition et les habitudes de lecture de l’étiquetage nutritionnel sont corrélés à des caractéristiques sociodémographiques telles que le sexe, l’âge, le fait d’avoir ou non des enfants, le niveau d’étude et la catégorie professionnelle. Ainsi, les femmes, les personnes de plus de 40 ans, les parents et les personnes disposant d’un niveau supérieur au bac utilisent plus l’étiquetage nutritionnel. Ces données confirment les résultats de l’enquête 2006.
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La demande pour une simplification des termes de l’étiquetage est forte. 76,8 % des consommateurs sont favorables au remplacement du mot « lipides » par un terme plus simple (matières grasses ou graisses). On note que parmi la minorité de consommateurs demeurant attachés aux « lipides », il y a significativement plus de personnes s’intéressant à la nutrition, lisant les étiquetages et disposant d’un bon niveau de formation.
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Entre 76 et 80 % des consommateurs jugent que l’étiquetage de l’énergie, des protéines, des lipides et des glucides est utile. Les demandes d’informations complémentaires portent prioritairement sur les acides gras saturés et le sel.
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La connaissance des acides gras trans par le public est très insuffisante. 57,6 % ne savent pas se prononcer quant à leurs effets sur la santé et 7,7 % pensent qu’un produit en contenant beaucoup est bon pour la santé. D’importants efforts d’information du public seraient nécessaires en cas d’étiquetage des acides gras trans.
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Le test de quatre formats d’étiquetage du type « apports journaliers recommandés » montre que, globalement, c’est une approche non graphique sous forme de tableau qui semble la plus appréciée. Elle est notamment associée à une notion de précision et d’exhaustivité de l’information. Les personnes âgées et peu diplômées privilégient particulièrement cette approche.
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Parmi les deux options graphiques testées, l’étiquetage « barres » est nettement préféré à celui sous forme de cadrans, notamment en raison de sa visibilité et de son caractère explicite. A la différence du tableau, il est perçu comme plus facile à comprendre que l’étiquetage actuel.
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92,9 % des sondés souhaiteraient que l’étiquetage actuel soit complété ou remplacé par l’option qu’ils ont choisie.
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Parmi eux, 76,4 % pensent que cela les inciterait à lire davantage les étiquetages nutritionnels.
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Une majorité de consommateurs (54,3 %) se prononcent pour un étiquetage nutritionnel en face avant des emballages selon la répartition suivante :
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22,2 % des sondés sont favorables au double étiquetage, parmi eux 79 % sont favorables à au moins un étiquetage en face avant.
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70,7 % des sondés sont favorables à l’étiquetage unique, parmi eux 52,1 % sont favorables à ce qu’il soit en face avant.
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Enfin, 87,5 % des consommateurs se prononcent pour une harmonisation de l’étiquetage.
Nouvelles mesures pour lutter contre l’obésité infantile
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a annoncé lundi quatre mesures pour lutter contre l’obésité infantile.
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La suppression d’ici avril de la publicité pour certains aliments pendant les programmes télévisés pour les enfants. Elle se fera dans un premier temps sur la base d’engagements volontaires des professionnels. Une réunion de concertation sur la publicité télévisée sera organisée début mars, entre les pouvoirs publics et des représentants de l’industrie agroalimentaire, des annonceurs, des consommateurs et des experts. La ministre souhaite en effet faire valoir en premier lieu « l’autodiscipline ». En cas d’échec de cette phase volontariste, qui sera évaluée en mai, elle proposera « des mesures législatives d’interdiction ».
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Sur le même principe, la ministre souhaite obtenir le retrait des confiseries et sucreries aux caisses des magasins. Une réunion avec les industriels et les représentants du commerce et de la distribution se tiendra courant février, avec pour objectif d’aboutir à un retrait effectif d’ici à la fin du mois de juin.
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La troisième mesure concerne les cantines scolaires. Une étude menée par l’AFSSA en 2005 et 2006, à la demande des ministères de la Santé et de l’agriculture, révèle que 45 % seulement respectent les recommandations nutritionnelles de la circulaire interministérielle de juin 2001 relative à la composition des repas servis en restauration scolaire. Une « évolution réglementaire » sera proposée pour la prochaine rentrée.
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Dernière mesure, la mise en place d’un observatoire de la qualité alimentaire, OQALI, qui devra suivre l’évolution de la qualité de l’offre alimentaire, sur le plan nutritionnel et sur le plan socio-économique.
Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre 318
Les légumes et les fruits (intérêt chez le jeune enfant)
L'enfant de 1 à 3 ans devrait manger deux portions par jour de 100 à 150 g de fruits et de légumes frais ou congelés. Fruits et légumes ont des valeurs nutritives proches et peuvent se substituer les uns aux autres.
Pauvres en calories, riches en vitamines...
La teneur en eau des légumes et des fruits est très importante ; l’eau représente 90 % de leur poids en moyenne. La teneur en énergie est en général faible sauf pour certains fruits.
Les légumes et les fruits frais contiennent beaucoup de vitamines, C en particulier, carotène aussi (pro-vitamine A) pour les légumes rouges et verts et les fruits jaunes-orangés. Ils ont une teneur aromatique importante, et enfin leur richesse en fibres est fondamentale : cellulose, hémi-cellulose et pectine, qui jouent un rôle primordial dans le transit intestinal. Pour être plus digestes quand ils sont consommés crus, les végétaux doivent être rendus faciles à mastiquer par râpage ou divisions en fins morceaux, et contenir peu d'amidon.
Teneur en sucres de quelques végétaux
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Pourcentage de sucres pour 100 g d'aliments
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Banane, raisin, cerise :
20 %
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Poire, prune, petits pois, pomme, ananas : 14 %
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Orange, citron, fraise :
10 %
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Carotte, oignon, poireau, haricot : 10 %
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Potiron, melon, chou, endive, épinard, tomate :
6%
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Laitue, concombre :
2 %
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La valeur alimentaire des végétaux est très différente selon qu'ils sont crus ou cuits.
Les végétaux crus sont remarquables par leur grande richesse en eau, en vitamines (d'autant mieux préservées que la peau du fruit et du légume est épaisse) et en sels minéraux. Leur cellulose, tendre et non irritante dans les fruits crus et les légumes jeunes, est beaucoup plus irritante dans les légumes vieillis.
Origine : www.doctissimo.fr
L’eau et les Français
Thème : L’eau et les Français
L’eau représente en moyenne 60 % du poids du corps d’un adulte, 75 % chez le nourrisson et 55 % chez la personne âgée. L’eau est donc indispensable au bon fonctionnement de notre organisme et constitue la meilleure source d’hydratation. Mais les français en sont-ils conscients et s’hydratent ils correctement ?
Quelques recommandations à propos de l’eau.
· Le besoin varie en fonction de l’âge. Chez le nouveau né et le nourrisson, le besoin est proportionnellement plus élevé que chez l’enfant plus âgé ou l’adulte.
· Chez les personnes âgées, il existe souvent une déshydratation chronique liée à une moindre perception du sentiment de soif. C’est pourquoi il faut veiller à ce que les apports en eau soient suffisants.
· Le besoin en eau augmente lors de la grossesse et de l’allaitement.
· L’eau de l’organisme provient des boissons, des aliments et des réactions métaboliques.
· Dans des conditions de température ambiante tempérée, le renouvellement de l’eau nécessite un apport de 2,5 l d’eau dont environ 1,5 l d’eau de boissons et 1 l d’eau de constitution des aliments.
· Dès lors que la température ambiante ou corporelle augmente, il faut augmenter la consommation d’eau afin que le phénomène de transpiration qui permet d’évacuer la chaleur corporelle soit efficace.
Près de 70 % des Français ne boivent pas assez.
Une faible minorité de Français boit effectivement 1,5 l quotidien, comme le révèle une étude du CREDOC, réalisée avec le soutien de Coca Cola, sur les boissons des Français, présentée dans le cadre du Medec. Selon cette étude, seulement 14 % des adolescents (12-19 ans), 27 % des adultes et 22 % des seniors (plus de 55 ans) parviennent à boire cette quantité. Chez les enfants, la recommandation, variable en fonction de leur poids et leur âge, est atteinte par 53 % d’entre eux. Selon le Dr France Bellisle (directeur de recherche, INRA, CRNH Ile-de-France), les Français « boivent peu et majoritairement de l’eau ». Elle précise que ceux qui atteignent la recommandation de 1,5 l « boivent plus varié, plus d’eau et plus fréquemment ». A titre d’exemple, les adolescents, adultes et seniors qui atteignent la recommandation boivent respectivement 3,2 - 3,8 et 3,7 types de boissons différentes sur 3 jours de la semaine, contrairement à ceux qui n’atteignent pas la recommandation, et boivent moins varié. De même, les Français qui absorbent 1,5 l boivent plus souvent et davantage à chaque reprise.
Selon l’enquête CREDOC CCFA 2004, les boissons rafraîchissantes sans alcool (BRSA) contribuent peu aux apports caloriques (% kcal/jour) : 2,1 % chez les enfants, 3 % chez les adolescents, 1,5 % chez les adultes et 0,3 % chez les seniors. L’indice de masse corporelle des consommateurs de BRSA, même important, est comparable à celui des non-consommateurs, c’est-à-dire dans la norme (inférieur à 25). Les enfants et adolescents grands consommateurs de BRSA sont 3 fois plus nombreux à atteindre la recommandation de 1,5 litres que la moyenne.
L’eau du robinet de nouveau plébiscitée : confiance et consommation au plus haut.
La 13ème édition du baromètre 2008, C.I. EAU/TNS-SOFRES réaffirme la préférence des français pour l’eau du robinet. Cette année encore l’écart se creuse entre la consommation d’eau du robinet et celle d’eau plate en bouteille. Les Français déclarent ainsi consommer plus d’eau du robinet que d’eau en bouteille et confirment ainsi le retournement des habitudes constaté en 2007.
- 67 % des Français déclarent boire de l’eau du robinet au moins une fois par semaine dont 52 % plusieurs fois par jour.
- 56 % affirment boire de l’eau plate en bouteille au moins une fois par semaine dont 40 % plusieurs fois par jour.
- 46 % des Français sont des buveurs « mixtes » déclarent boire les deux types d’eau. On constate que ces buveurs mixtes boivent sensiblement plus d’eau du robinet (59 %) que d’eau en bouteille (41 %).
Une bonne image de l’eau du robinet et une attente accrue en matière de contrôles.
- 84 % lui font confiance.
- 81 % estiment que l’eau du robinet est sûre.
- 62 % jugent les contrôles de qualité suffisants et 25 % souhaitent qu’ils soient renforcés.
- 3 Français sur 4 sont satisfaits de la qualité globale de l’eau du robinet. Les 22 % d’insatisfaits font valoir deux principales critiques, basées sur des notions de confort d’utilisation : le goût, essentiellement lié au chlore, et le calcaire.
- 71 % trouve l’eau bonne.
Les perceptions des Français sur la quantité de la ressource : une inquiétude globale croissante.
Ils sont 60 % à penser que l’eau est une ressource limitée. Ils n’étaient que 49 % en 1996.
Mais 46 % estiment en même temps qu’ils ne manqueront jamais d’eau dans leur région.
Les perceptions des Français sur la qualité de la ressource : un jugement sévère.
Les Français se font peu d’illusion sur la qualité de la ressource.
59 % estiment qu’elle s’est dégradée depuis 10 ans et 47 % craignent que la dégradation des ressources ne se poursuive dans le temps.
63 % pensent que la pollution des ressources aboutit à une moins bonne qualité de l’eau de consommation.
Mais, ils restent cependant optimistes quant à l’avenir de la qualité de l’eau potable.
Ils sont 74 % à avoir confiance dans l’avenir et à pronostiquer une stabilité (50 %) ou une amélioration ( 24 %) de la qualité de l’eau du robinet.
L’info en plus :
L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté le 22 décembre 1992 la résolution A/RES/47/193 qui déclara le 22 mars de chaque année "Journée mondiale de l'eau", à compter de l'année 1993, conformément aux recommandations de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement (CNUED). Cette résolution invitait les États à consacrer ce jour selon le contexte national, en concrétisant des actions, telles que la sensibilisation du public par des publications, des diffusions de documentaires, l'organisation de conférences, de tables rondes, de séminaires et d'expositions liés à la conservation et au développement des ressources en eau. Cette année la Journée mondiale de l’Eau s’est inscrite dans l’année internationale de l’Assainissement et de l’Hygiène déclarée par les Nations Unis.
Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°326
L’étude MONA LISA
L’organisation de la surveillance des maladies cardiovasculaires a débuté en 1985 dans le cadre de l’étude MONICA (MONItoring of trends and determinants of CArdiovascular diseases). Cette étude internationale coordonnée par l’OMS, inclut 38 populations dans 21 pays. En France MONICA a été menée en 1985, puis en 1995, dans les régions de Lille, Strasbourg et Toulouse.
MONA LISA (MOnitoring NAtionaL du rISque Artériel) a pour objectif d’évaluer les principaux facteurs de risques cardiovasculaires de ces 3 mêmes régions de France. Elle s'est déroulée entre 2005 et 2007. Elle inclut 4 800 hommes et femmes de 35 à 74 ans. Cet échantillon, représentatif de la population Française, a été tiré au sort à partir des listes électorales. Cette enquête est pilotée par l'Institut Pasteur de Lille, l'université Louis-Pasteur de Strasbourg et l'INSERM de Toulouse, avec le soutien des laboratoires Pfizer.
Les premières données analysées de l’étude MONA LISA portent sur :
· La prévalence de la surcharge pondérale et de l'obésité,
· L'équilibre des diabétiques de type 2 traités,
· La prise en charge du cholestérol plasmatique des sujets à haut risque,
· L'évolution de la consommation de tabac chez les femmes,
· L'évolution des chiffres de pression artérielle et leur prise en charge.
Il ressort de cette étude, que la France s'inscrit dans le gradient européen des maladies cardio-vasculaires, avec plus d'incidents cardio-vasculaires dans le nord du pays que dans le sud.
Obésité : une évolution préoccupante
Pour la population étudiée des 35-74 ans, 67,1 % des hommes et 50 % des femmes présentent une surcharge pondérale ou une obésité. L’obésité est présente chez 20,6 % de ces hommes et 20,8 % de ces femmes.
On constate que la prévalence de la surcharge pondérale et de l’obésité augmente avec l’âge. Elle passe pour les 35-44 ans de 54 % à 77 % pour les 65-74 ans chez l'homme, et de 31 % à 67 % chez la femme.
Cette prévalence que l'on peut qualifier d'alarmante est en moyenne plus faible dans le sud de la France que dans le nord : 62 % à Toulouse contre 88 % à Lille chez les hommes, 42 % contre 54 % chez les femmes.
Ces chiffres élevés ont surpris. Les chiffres de MONA LISA par classe d’âge et par sexe sont supérieurs de 30 % aux données de prévalences habituellement utilisées, fournies par l'étude Obépi. Dorénavant, on considère une sous-estimation importante de l'obésité et de la surcharge pondérale en France.
Diabète : encore trop de diabétiques déséquilibrés
MONA LISA fait apparaître de grandes disparités tant régionales qu’en fonction de l'âge et du sexe. On relève 9,6 % de patients diabétiques dans la région de Lille, 9,9 % dans celle de Strasbourg et 7 % dans celle de Toulouse. Entre 35 et 44 ans, 2,4 % des hommes sont diabétiques contre 1,2 % des femmes. Avec l'âge ce pourcentage augmente de façon considérable : entre 65 et 74 ans ce sont 19,9 % des hommes et 11,5 % des femmes qui sont diabétiques.
Autre enseignement, les analyses réalisées sur les patients diabétiques soulignent une insuffisance d'efficacité dans la prise en charge. Près de 40 % d'entre eux ont une glycémie anormale malgré les traitements…
Lipides : des patients mal pris en charge
Les dyslipidémies figurent parmi les principaux facteurs de risque cardio-vasculaire. Force est de constater que leur prise en charge est loin d'être satisfaisante. Les patients à haut risque cardio-vasculaire (antécédents cardio-vasculaires, diabétiques, patients « multirisques », avec un risque de Framingham élevé...) représentent 16,7 % de la population étudiée. MONA LISA révèle que seulement 47 % de ces patients à haut risque cardio-vasculaire reçoivent un traitement visant à normaliser leur hypercholestérolémie. Outre cette faible proportion de patients traités, l'étude souligne que 27,7 % de ces sujets atteignent l'objectif prôné par l'AFSSAPS (LDL cholestérol < 1 g/l).
Tabac : les femmes arrêtent de fumer plus tard qu’il y a 10 ans
Il apparaît que 20 % des hommes fument. Ils fument plus à Lille (22 %) qu'à Toulouse (19 %). En comparaison avec la dernière étude MONICA, on constate chez la gente masculine une diminution régulière du tabagisme de 7 % dans chaque tranche d'âge.
Les femmes sont moins nombreuses à fumer (14 %), mais leur nombre est resté stable par rapport à l'étude MONICA de 1995. Elles fument plus à Toulouse qu'à Lille ou à Strasbourg. Celles qui fument abandonnent le tabagisme plus tardivement. Si on assiste à une diminution de la proportion de fumeuses chez les femmes jeunes, à l'inverse le tabagisme augmente chez les femmes de 45 à 54 ans (de 14 % en 1995 à 20 % en 2005). Enfin, la proportion des anciens fumeurs, hommes et femmes confondus, a augmenté en valeur absolue de 6 %. Précisons aussi que 1 homme sur 3 et 2 femmes sur 3 n'ont jamais fumé.
HTA : le contrôle des hypertendus traités s’est amélioré en une décennie, mais des progrès restent à faire
Sur l'hypertension artérielle (HTA), l'étude MONA LISA souligne une légère diminution de la prévalence. Globalement, 45 % des hommes et 30 % des femmes sont hypertendus en 2005, ils étaient 48 % et 38 % en 1995. Cette prévalence augmente cependant avec l'âge, de l’ordre de 15 à 20 % par décennie. On relève une nette amélioration du contrôle de l'HTA. Tous âges confondus, 23 % des hommes et 36 % des femmes sont contrôlés par les traitements et atteignent les objectifs thérapeutiques (140/90 mmHg).
Sources :
Le Quotidien du Médecin, n°8391, du vendredi 13 juin 2008. Un tableau cardio-vasculaire qui ne sourit pas. MONA LISA à Lille, Strasbourg et Toulouse, Dr MARTINE DURON-ALIROL.
Dossier de presse. Présentation des tout premiers résultats de l’étude MONA LISA. Pr Philippe Amouyel (directeur de l'institut Pasteur, INSERM U744, Lille), Pr Jean Ferrières (cardiologue, INSERM U558, Toulouse), Dr Dominique Arveiler (épidémiologiste, université Louis-Pasteur, Strasbourg).
L’info en plus… Présidence française de l’Union Européenne
Au cours du sommet de l'EFPIA (European Federation of Pharmaceutical Industries and Associations, le LEEM européen) organisé à Paris jeudi et vendredi dernier, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a dévoilé les objectifs de la présidence française en matière de santé. Les axes de la politique de santé que la France défendra, à compter du 1er juillet, à la présidence de l'UE, sont la sécurité sanitaire, les maladies du vieillissement, l'Europe de la santé au service des patients, la lutte contre le tabac et l'alcool et la contrefaçon de médicaments.
Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°337
L’obésité infantile
En France, le taux d’enfants en excès pondéral est passé de 3 % en 1965, à 5 % en 1980 et à 16 % en 2000. Un enfant obèse risque fortement de le rester à l’âge adulte, entraînant une augmentation considérable des maladies associées notamment cardio-vasculaires et diabète de type 2. De plus, l’obésité infantile influe négativement sur l’estime de soi, l’intégration scolaire et sociale... L’enfant obèse est souvent victime d’une stigmatisation créant un véritable cercle vicieux. Au-delà d’un problème médical, il s’agit d’un réel problème de société, d’où la mobilisation récente de nombreux pays par des manifestations et des réflexions sur la prévention de l’obésité de l’enfant. Par exemple, la 13ème édition de la Journée de l’Obésité Infantile (JOI) ou une intervention au 2ème Congrès mondial sur la prévention et le traitement de l’obésité.
La Journée de l’Obésité Infantile
Cette 13ème JOI aura lieu ce samedi, 8 décembre, à Paris. Les JOI ont pour objectif de donner un éclairage large à l’obésité de l’enfant. L’obésité infantile est un modèle d’interaction avec l’environnement. Elle est aussi capable de devenir une maladie grave et irréversible.
Les intervenants aborderont, entre autres, les aspects anthropologiques du développement du goût chez l’adolescent obèse, la relation entre obésité et asthme, la pharmacologie et la question des posologies chez les enfants obèses, l’évolution de l’obésité de l’adulte en France, les observations et implications économiques des consommations alimentaires des enfants et les nouvelles données de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur les courbes de croissance dans le monde.
Précisions sur quelques interventions :
- Les enfants ronds sont avant tout des enfants et donc ils sont gourmands. À la demande des médecins, les anthropologues ont mis leurs talents au service d’une nouvelle cause : « Et si, dans le fond, les obèses n’avaient pas les mêmes caractéristiques sensorielles que les sveltes ? ». L’équipe du Muséum d’Histoire Naturelle a mené l’enquête et l’anthropologue Patrick Pasquet en parlera lors de cette journée.
- La vie quotidienne est aussi soumise à la réalité des prix. Des chercheurs de l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA) ont tenté de comprendre les causes économiques des changements et les déterminants des choix. L’ampleur de l’évolution est impressionnante et permet de saisir, en lien avec une photo de la population donnée par l’enquête Obepi, la nature des obstacles à la prévention et au traitement de l’obésité de l’enfant.
- Damien Paineau présentera les résultats chez les enfants de l’étude Elpas (Etude Longitudinale Prospective Alimentation et Santé) pour répondre aux questions qui se posent sur l’éducation nutritionnelle. Elpas a été menée auprès de parents et d’enfants Parisiens durant l’année scolaire 2005-2006, pour tenter d’évaluer la faisabilité et l’efficacité de recommandations nutritionnelles, parmi lesquelles une diminution des apports en lipides et en glucides simples au profit des apports en glucides complexes.
Les autres interventions ne manqueront pas d’intérêt :
- La marche, si recommandée, présente chez l’enfant obèse des aspects biomécaniques particuliers, d’où des difficultés à se déplacer.
- L’asthme est plus fréquent chez l’enfant obèse, sans que cela soit dû au hasard.
- En pédiatrie, les posologies sont adaptées au poids : quel poids faut-il choisir ? Le « vrai » au risque de surdoser ou « l’idéal » au risque d’être inefficace ?...
Congrès mondial sur la prévention et le traitement de l’obésité 2007
On observe dans les pays émergents une différence importante dans l’incidence de l’obésité chez les enfants en milieux ruraux, peu concernés et en milieux urbains, beaucoup plus touchés. La majoration du taux d’obésité est, dans ces pays, probablement liée à des facteurs environnementaux (changement de mode de vie et d’alimentation). Par ailleurs, le taux d’obésité en milieu urbain de ces enfants est beaucoup plus élevé que dans les sociétés industrialisées. Ceci suggère une plus grande sensibilité à l’environnement, elle serait d’origine génétique.
Cette notion de prédisposition génétique à l’obésité se retrouve aussi dans les pays industrialisés :
- Aux Etats-Unis, les enfants d’origines afro-américaine et hispanique sont plus touchés. Une hypothèse est que cette différence réside dans l’appartenance de ces enfants à des milieux plus défavorisés. Chez les enfants blancs américains, l’incidence de l’obésité est également plus importante dans les bas milieux socio-économiques.
Mais, est-ce le bas niveau socio-économique qui favorise l’obésité ou l’inverse ?
- Il semblerait que ce soit la discrimination subie par les personnes obèses, qui les maintiennent dans un milieu social défavorisé. Cette hypothèse est renforcée par une étude qui indique que les adolescents se marient moins, font des études moins longues et ont des revenus plus bas s’ils sont obèses, toutes classes confondues.
La différence des taux d’obésité entre enfants d’origine afro-américaine ou hispanique et enfants blancs, aux Etats-Unis, semble donc bien être due à une origine génétique.
En fait à la place de prédisposition génétique, il vaudrait mieux parler de prédisposition constitutionnelle. Il existe en effet des facteurs de risque précoces d’obésité. Certains sont d’ores et déjà bien connus, malnutrition au cours de la grossesse, tabagisme maternel, diabète gestationnel, absence d’allaitement ou encore apport excessif de protéines dans les 1ères années de la vie.
La notion de prédisposition permet d’envisager une prise en charge mieux ciblée. Plusieurs études ont montré que, malgré un traitement diététique, 60 à 70 % des enfants obèses le restent à l’âge adulte. Actuellement le meilleur traitement reste la prévention. Mais, la plupart des campagnes de prévention s’adressent à toute la population pédiatrique et se sont révélées inefficaces et coûteuses.
La solution réside peut-être dans la mise en place d’une prévention centrée sur les enfants à risque, ayant 1 ou 2 parents obèse(s) et / ou un rebond d’Indice de Masse Corporelle (IMC) précoce. L’efficacité de ce type de prévention reste à évaluer et des efforts doivent êtres poursuivis dans la recherche des facteurs de risque précoces. Le but étant de mieux cibler la prévention, tout en faisant attention à une éventuelle stigmatisation de ces enfants.
D’après une intervention du Pr. Patrick Tounian, pédiatre, Paris.
L’info en plus :
Le faible niveau socio-économique est un facteur de risque important. Une étude réalisée en 1999-2000 dans le Nord-est de la France montre que 15 % des garçons et 20 % des filles de zone urbaine prioritaire (ZEP) sont obèses contre 12 % des garçons et 16 % des filles ne vivant pas en ZEP.
L’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) organisera pour la 4ème année consécutive, la Journée nationale de dépistage de l’obésité infantile. Notez dès à présent qu’elle aura lieu le 12 janvier 2008. Les pédiatres se mobiliseront partout en France, autour du thème de cette édition 2008 : l’équilibre nutritionnel.
Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°311
Prendre son temps pour mieux digérer
Prendre son temps pour mieux digérer
Manger ne se résume pas à avaler tout rond ! La mastication en bouche représente le premier stade de la digestion. Elle permet de broyer les aliments du repas, de les imprégner de salive et de dégrader les fibres grâce au travail des dents : le travail de l'estomac est ainsi facilité. De plus, prendre le temps de manger permet à l'organisme de percevoir les caractéristiques des aliments. A la vue, l'odeur et la saveur des produits consommés, le cerveau envoie des messages nerveux à l'estomac pour qu'il sécrète les enzymes digestives, nécessaires à la dégradation des aliments.
Ainsi, prendre le temps de manger est la meilleure façon d'assurer une bonne digestion, en évitant les ballonnements, les douleurs gastriques et autres brûlures d'estomac.
Savourer pour plus de satiété
Un bon repas procure normalement un sentiment agréable de satiété, c'est-à-dire un état de non-faim. Mais pour l'obtenir, pas question de manger sur le pouce : un repas vite avalé ne laisse pas l'impression d'avoir mangé. En effet, l'organisme a besoin de temps pour mettre en place la satiété. Les premiers signes apparaissent environ 20 minutes après le début du repas : le cerveau détecte l'augmentation du taux de sucre dans le sang et déclenche alors la sensation de rassasiement. Imaginez la quantité d'aliments et de calories que l'on peut ingérer en 20 minutes sans ressentir aucun signe de satiété ! Ainsi, pour contrôler efficacement son poids, il suffit de réapprendre à manger lentement, assis au calme et de savourer son repas.
Origine : www.doctissimo.fr
Quelles agricultures pour demain ?
Le 22 mai dernier s’est tenue la seconde conférence « Parlons agriculture » à la Cité des sciences et de l’industrie de Paris. Elle s’est déroulée en présence de Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche, Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche et Marion Guillou, directrice de l’INRA.
« Quelles agricultures pour demain ? », telle était la question à laquelle devaient répondre les différents intervenants de cette seconde rencontre, sur les 3 programmées.
Dans son éditorial, Monsieur Michel Barnier évoque la nécessité d’aller vers une agriculture nouvelle...
L’horizon du monde a changé. La nature prodigue dont nous avons usé avec insouciance a cédé la place à une planète fragilisée, aux ressources menacées. Aujourd’hui les travaux de la communauté scientifique ne nous permettent plus de l’ignorer : l’ère de la rareté écologique a commencé. Devant la flambée des prix des denrées alimentaires, les émeutes de la faim et de la raréfaction de nos ressources fondamentales, les réponses que nous croyions adaptées ne le sont plus. Nos usages du monde ont fatigué la Terre et nous n’en avons pas fini avec la faim. Il nous faut désormais rompre avec des modes de développement fondés sur l’accélération de la consommation de ressources épuisables. Là est l’urgence pour tous les grands équilibres de la planète...
Les chiffres clés de la recherche de demain
- La population mondiale va passer de 6,5 milliards aujourd’hui, à 9 milliards en 2050.
- 11 % de la superficie exploitable de la planète sert à l’agriculture.
- 70 % de la consommation d’eau dans le monde est utilisée par l’agriculture.
- En 2004, les terres agricoles, forêts et espaces naturels occupent 94 % de l’espace français. Les 6 % restant sont occupés par la ville où se concentrent 60 % de la population française et les activités professionnelles.
- Entre 1990 et 2000, 84 % des terres artificialisées* en Europe étaient des terres agricoles.
- Ces quarante dernières années, l’essentiel de la croissance de la production s’est faite par l’augmentation des rendements et non pas par l’extension des superficies.
- 114 millions d’hectares sont plantées en OGM dans le monde en 2007, avec 50 % des surfaces cultivées aux Etats Unis.
- Le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evaluation du Climat (GIEC) avance une extinction de 20 à 30 % des espèces végétales dans le monde.
- Le 13 mars 2008, le baril de pétrole atteignait 110 dollars.
- En 2030, les besoins alimentaires auront augmenté de 50 % par rapport à 1998.
* L’artificialisation : toute construction ou transformation qui modifie, de manière généralement irréversible, la physionomie et le fonctionnement d'un milieu ou d'un paysage.
Cette deuxième conférence a permis d’aborder l’agriculture à l’horizon 2030 à travers 5 thèmes.
1. Horizon 2030 : nouveaux défis et nouvelles attentes de la société.
Touchée à la fois par la nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre et les changements climatiques, l’agriculture apparaît selon Stéphane Hallegatte comme un secteur touché au premier plan. En effet, l’agriculture devra s’adapter au climat en émettant moins de gaz à effet de serre et en gérant une disponibilité réduite en eau dans certaines régions du globe. Il s’agit en particulier de prévoir l’organisation du partage de l’eau entre les différents usages (agriculture, énergie, industrie, domestique) et les infrastructures nécessaires pour éviter les conflits autour de ce qui deviendra une ressource rare dans de nombreuses régions. Par ailleurs, les productions agricoles dans les hautes latitudes devraient augmenter sous l’effet du réchauffement, mais celles des pays tropicaux risquent de diminuer, creusant un peu plus l’écart existant. Là aussi, il faudra s’adapter pour que le Nord soit en mesure de produire pour le Sud, et que les pays les plus pauvres aient néanmoins des moyens d’échange pour financer leur dépendance alimentaire.
Les intervenants : Jean-Pierre POULAIN, socio-anthropologue, Professeur des Universités, Université de Toulouse Le Mirail, Stéphane HALLEGATTE, ingénieur Météo France, économiste au Centre International de Recherche sur l'Environnement et le Développement (CIRED), Hervé LEJEUNE, directeur de cabinet du directeur général de la FAO, Pierre RADANNE, scientifique et président de l'association 4D, François PURSEIGLE, sociologue, Institut National Polytechnique de Toulouse.
2. En 2030, à quoi pourrait ressembler notre agriculture ?
À quoi pourrait ressembler notre agriculture ? Comment consommerons-nous ? Quelle sera la place de la recherche, de l’innovation, de l’Etat et des Collectivités locales ? Quelles formations pour les agriculteurs de 2030 ? Quelles conséquences sur les territoires ? En combinant différentes réponses à ces questions, les étudiants d’AgroParisTech, de Montpellier SupAgro et de l’Enita de Clermont-Ferrand ont pu monter trois courts scénarii d'évolution mettant en scène l’agriculture à l’horizon 2030 sous le regard de personnalités internationales.
Les intervenants : Michel BARNIER, Philippe TILLOUS BORDE, directeur général de Sofiprotéol, Maximilien ROUER, fondateur de Becitizen, Hervé GUYOMARD, directeur scientifique Société, Economie et Décision (SED), INRA-Paris,élèves de l'enseignement supérieur agricole.
3. Entre doutes et espoirs : quelles innovations au service de l’agriculture ?
Quels sont les processus propices à la construction des innovations ? Les modes de production des innovations ont-ils changé ? De toute évidence, une rupture est intervenue. Un système de consensus entre l’Etat et le monde agricole a évolué vers un système ouvert où l’innovation doit être négociée, y compris avec le grand public. La liberté d’information, un public de plus en plus éduqué, une société d’abondance dans laquelle on recherche la qualité et la diversité, un mouvement environnemental fort... Tous ces facteurs contribuent à une perception plus critique du progrès. La science peut engendrer un risque et c’est le débat entre risque et innovation qui s’ouvre actuellement. Guidée par la recherche de productivité et la standardisation de monocultures intensives mais fragiles, l’innovation s’oriente aujourd’hui vers l’assurance de la biodiversité. On ne cherche plus à adapter une variété pour toutes les surfaces, mais à introduire de la science pour tirer profit des milieux naturels et humains en vue de produire de la variété.
Les intervenants : Michel GRIFFON, directeur général adjoint de l'Agence Nationale de la Recherche, Pierre Benoît JOLY, directeur de recherche et directeur de l'unité Transformations Sociales et Politiques liées au Vivant (TSV), INRA-Paris, Robert HABIB, docteur en agronomie, directeur du département Performance des Systèmes de Production et de Transformation Tropicaux (PERSYST) du CIRAD, Xavier BEULIN, premier vice-président de la FNSEA, Mac LESGGY, journaliste scientifique, Sébastien GENEST, président de France Nature Environnement (FNE).
4. À qui appartiendra la campagne ? Y aura-t-il des agriculteurs demain ?
L’agriculteur, qui aujourd’hui produit principalement pour notre alimentation, aura demain la responsabilité de gérer ses actifs fonciers pour répondre à différents marchés. Sacs de caisse, panneaux isolants, chaudières à biomasse, biodiesel et bitume végétal sont autant d’exemples de ce que l’agriculture produit déjà. Car à la surface consacrée à l’alimentation, il faudra ajouter des surfaces agricoles supplémentaires pour répondre à une demande qui proviendra aussi bien des transports, du bâtiment que de la chimie ou de l’industrie. De plus, à l’agriculture alimentaire et non alimentaire s’ajoutera également un rôle important dans la dépollution des sols.
Les intervenants : Jean VIARD, directeur de recherche CNRS au CEVIPOF, Marie-Pierre ARLOT, responsable de l'unité de recherche-développement des territoires montagnards, CEMAGREF-Grenoble, Jérôme BIGNON, président du Conservatoire du littoral, Freddy MERKLING, directeur de l'exploitation agricole de l'établissement public d'enseignement agricole d'Obernai.
5. Comment la recherche peut-elle aider l’agriculture à répondre aux grands défis de demain ?
La nutrition, la sécurité et la sûreté alimentaires sont devenues des enjeux majeurs du développement. La crise alimentaire actuelle choque et remet en place les échelles collectives de priorité. Elle nécessite des actions de solidarité internationale d’urgence et pour demain de relever le défi d’une alimentation durable.
Les projections de l’INRA pour 2020 montrent que l’agriculture mondiale peut satisfaire cette demande alimentaire, avec une augmentation des rendements du même ordre que celle des vingt dernières années dans le monde et une augmentation des surfaces cultivées de 5 à 10 %. C’est à notre portée, à trois conditions : poursuivre et relancer l’investissement matériel et intellectuel dans ce secteur sur tous les continents, pousser aux pratiques écologiquement soutenables par des incitations, diffuser les innovations et les expériences acquises. En 2050, l’agriculture sera d’un nouveau genre, intensive d’une autre façon : riche en savoir et savoir-faire biologiques, techniques et économiques. Toutes les disciplines doivent être sollicitées, biologie moléculaire comme écologie, à toutes les échelles, du gène à la plante, de la plante aux territoires.
Les intervenants : Michel BARNIER, Valérie PECRESSE, Marion GUILLOU, Patrice DEBRE, président du conseil d'administration du CIRAD.
La difficulté à imaginer ce à quoi ressemblera ce secteur et ce qui fera question est source d’angoisses au sein de la société.C’est pourquoi, la recherche doit parallèlement avoir la capacité d’éclairer les controverses liées d’une part au recours à de nouvelles techniques (OGM, bioénergies), d’autre part aux évolutions des agricultures, des agriculteurs, du secteur agricole et aux conséquences économiques, sociales et politiques de ces processus.
L’info en plus…
La prochaine rencontre aura lieu le jeudi 3 juillet 2008 au Parlement Européen à Bruxelles. Le thème de cette 3ème journée est : Qui va nourrir le monde ?, vers des agricultures diverses et durables, moteurs du développement.Cette conférence est organisée à l'initiative de la France en partenariat avec la Commission européenne et le Parlement européen.
Extrait de : L@ Minute Nutrition - Lettre n°334
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